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Wild Boy : sa vie dans Duran Duran (I)

Je lis en ce moment Wild Boy : My life in Duran Duran, l’auto-biographie d’Andy Taylor. L’ex-guitariste du groupe y revient sur la naissance du quintette pop anglais le plus emblématique des années 80, son succès mondial très rapide et tout ce qui en a fait le mythe : la coke comme s'il en pleuvait, les femmes splendides, le luxe indécent, les soirées jet-set scandaleuses, les rivalités avec d’autres groupes mais aussi intestines.
Andy Taylor, c’était le rockeur du groupe, celui qui écoutait Led Zeppelin, Deep Purple, AC/DC et rêvait d'un son beaucoup plus dur pour Duran Duran. La presse de l’époque l’a souvent dépeint comme "le plus wild des Wild Boys", mais ce n’était pas forcément vrai, il s’en explique au travers de nombreux exemples, secrets d'alcoves et anecdotes inédites. Il s'épanche aussi en détails sur le pourquoi de son départ, au sommet de la popularité du groupe, en 1985.
C’est un bouquin vraiment très intéressant, y compris, selon moi, pour les lecteurs qui ne sont absolument pas fans de Duran Duran ou de ce style de musique. Et pour cause, le guitariste y révèle en quelque sorte l’envers du décor du show-business des eighties au sens le plus large. Il fourmille de passages croustillants sur le monde de la nuit au début des années 80, la culture du nightclubbing, la faune des boîtes, le sexe avant le SIDA, la démesure des fans, mais aussi les parasites qui trainent immanquablement dans l’entourage des groupes à succès.
Je vous en présenterai de temps en temps quelques extraits représentatifs. Aujourd'hui :
Au sujet de sa première expérience avec la cocaïne.
(La scène se déroule dans une camionnette stationnée en face du Rum Runner, la boîte la plus branchée de Birmingham, véritable QG des membres de Duran Duran à leurs débuts).
Il régnait un tel silence dans la fourgonnette qu’on pouvait y entendre distinctement la musique jouée dans le club. Quand ce fut à mon tour de rouler le billet de banque, mon cœur battait aussi fort que la musique. Je me suis penché, j’ai glissé le billet dans une de mes narines et j’ai sniffé. Et puis BOUM !
On dit que la première fois que vous prenez de la cocaïne, c’est une expérience tellement intense que vous ne la vivrez jamais de la même manière une seconde fois. Et c’est vrai. En quelques secondes, votre mâchoire est engourdie, vous êtes comme foudroyé, vous vous sentez immédiatement submergé par une vague d’euphorie et de confiance démesurée en vous. Moi, j’avais le sentiment que tout autour de moi s’était soudainement accéléré et, dans le même temps, je me sentais dans la peau d’un vainqueur. (…) La cocaïne vous donne l’impression que rien ne peut se dresser en travers de votre route, et c’est exactement ce que je ressentais. J’avais le sentiment de chevaucher une énorme vague. En boîte, vous avez l’impression que tout le monde est là pour vous, que c’est votre soirée. Votre esprit ne peut malheureusement jamais atteindre cet état d’euphorie de façon naturelle, et c’est là le danger. Mais nous étions en 1980, nous venions de signer un contrat avec une maison de disques et je regardais trois filles s’embrasser.
(Traduction libre).
1924 commentaires
1980-81 est décidement une paire d'années passionnantes.
J'aimerais aussi lire Blitzed!, les mémoires de Steve Strange.
;)
http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/10/12/plus-de-7-000-signatures-recueillies-contre-la-candidature-de-jean-sarkozy-a-l-epad_1252501_823448.html#ens_id=1052464
http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/535390/charles-michel-il-s-agit-d-une-taquinerie.html
Monsieur Splendore était au dernier et s'est apparemment bien amusé... En tout cas, il en est revenu vivant !