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Catégorie: La set-list idéale

Give me 5 by... The Beach Boys

Permalien 02/09/11 11:51 , Catégories: La set-list idéale, Give me 5

Les Beach Boys ont rythmé mon été, et c’est rien de le dire ! En vacances, sur les routes de mes pérégrinations sous le soleil et lors de mes légendaires surprise-parties woluwéennes, on a entendu la bande de Brian Wilson jusqu’à l’écœurement. Dans le quartier, d’aucuns ont d’ailleurs pris le pli de m’appeler ‘le surfeur’. Yeah ! Faisons donc fi de la rentrée et continuons de faire vivre l'été avec un Give me 5 special plagistes.

1. Pet sounds (album complet)

Pet sounds, c’est l’état de grâce de la Pop ! Presque une réalisation solo de Brian Wilson tant il a relégué les autres au second plan en studio, ce disque a fait évoluer le style pop comme aucun autre avant lui. Que ce soit par le choix inhabituel des sons et instruments utilisés, la finesse des arrangements, la profondeur frissonnante des harmonies vocales et le perfectionnisme de la production, le onzième album des Beach Boys a défini en 1966 un nouveau standard d’excellence musicale.
« Je viens d’offrir un exemplaire de Pet sounds à chacun de mes enfants pour les éduquer à la vie. Je considère que personne n’est accompli musicalement tant qu’il n’a pas écouté cet album… On jugera peut-être exagéré de dire qu’il s’agit du classique du siècle mais, pour moi, c’est un classique absolu, insurpassable à bien des niveaux… J’ai souvent écouté Pet sounds et pleuré. » Ces propos sont de Paul McCartney et j’avoue ne pas avoir grand-chose à ajouter tant je partage son point de vue. Pour moi, même la pire des journées n’est jamais complètement ratée si on a pris la peine d’écouter Pet sounds au moins une fois.

2. I get around

Un pétaradant hymne pop/rock du calibre de Help ! des Beatles ou de Satisfaction des Stones, les ondes positives en plus. Après Surfin’ U.S.A., qui était allégrement pompée sur du Chuck Berry (à tel point qu’il fut décidé de lui verser des royalties pour éviter un procès en plagiat…), ce single constitue le premier véritable coup de maître du répertoire original des Beach Boys. Numéro 1 des charts américains en 1964, ce tube imparable est la pierre angulaire de leur œuvre de la première mi-temps des sixties. En plus de représenter une certaine idée de la Californie frivole et insouciante des années 60 à lui tout seul.

3. Amusement Parks U.S.A.

Tiré du deuxième meilleur album du groupe, le lumineux Summer days (And summer nights !) paru en 1965, Amusement Parks U.S.A. révèle l’intérêt de Brian Wilson pour les expérimentations sonores et les ambiances psychédéliques. Par le biais de cette comptine pop barrée injustement méconnue, le public devinera aussi le goût de plus en plus prononcé des Beach Boys pour les hallucinogènes… Malgré leurs airs de gendres idéaux, il semble en effet qu’ils n’oubliaient jamais d’emporter des quantités industrielles de LSD, marijuana et amphétamines lors des virées sur leur yacht... Et en 65, il faut le dire, cela commençait parfois à s'entendre.

4. Help me, Rhonda (single version)

Pas très loin du niveau d’un I get around, ce hit-single de 1965 met pour la première fois en évidence les talents insoupçonnés de chanteur d’Al Jardine, le guitariste rythmique, précédemment cantonné à un rôle de second couteau sans aura médiatique. Et c’était bien l'une des grandes forces des Beach Boys que de pouvoir compter sur cinq voix d’un très bon niveau (et même six par la suite avec l’arrivée de Bruce Johnston). Chaque musicien était en effet capable de suppléer le lead singer Mike Love avec un bonheur égal, offrant ainsi au compositeur/producteur Brian Wilson une palette de possibilités presque illimitée. Sur Help me, Rhonda, véritable pépite pop au rythme endiablé, le timbre particulier du gentil Alan fait un malheur !

5. Little Deuce Coupe (live)

Si Brian Wilson a souvent fait remplacer ses camarades en studio par des musiciens de sessions qu’il jugeait meilleurs instrumentistes, Carl, Dennis, Al et Mike demeuraient capables d’assurer comme il se doit en live. Un peu morne et niaise sur le LP original, Little Deuce Coupe est présentée sur le live de 64 Concert dans une version qui fout une pèche d’enfer à chaque écoute. Energique, rafraichissant, il s’agit de l’un de ces morceaux à écouter au saut du lit, de grand matin, pour vous donner un coup de fouet et vous coller un énorme smile sur le visage avant de partir au boulot en chantonnant "If I had a set of wings, man, I know she could fly...".

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