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Toutes les vérités sont bonnes à dire

J’aime beaucoup Denis Ducarme. Denis, je l’ai connu il y a une bonne dizaine d’années, quand j’étais un militant actif des JRL, les jeunes du PRL, devenu depuis lors le MR. Oh, ce n’était pas un grand pote… On se croisait aux manifestations du mouvement, on se disait bonjour, sans plus. Il n’était pas encore député fédéral, bien sûr, mais à l’instar de Charles Michel et Renaud Duquesne, il était un « fils de », et l’on se doutait qu’il serait un jour appelé à jouer un rôle en vue dans le parti. Pas seulement parce qu’il était fils de ministre, mais aussi parce qu’il avait déjà un charisme exceptionnel, un charme ravageur (c’est peu dire qu’il plaisait aux femmes !), de vrais talents d’orateur et une capacité peu commune à faire adhérer à ses idées. Et le succès en politique n’a pas tardé, puisqu’en 2003, il a été élu pour la première fois à la Chambre, à 29 ans à peine.
Aujourd’hui, Denis représente l’aile la plus à droite du Mouvement Réformateur. Il fait partie, avec Alain Destexhe, Armand De Decker et quelques autres, des élus les plus intransigeants sur les questions de la laïcité, de la sécurité et de l’immigration. Auteur du livre Islam de Belgique, entre devoir d’intégration et liberté religieuse (éditions Luc Pire, 2007), que chacun devrait lire, il est aussi, avec Daniel Bacquelaine, l’initiateur de la loi interdisant la burqa, une première mondiale qui fait de la Belgique un véritable exemple. Il a également multiplié les prises de positions fortes contre le port du voile, l’entrée de la Turquie dans l’Europe, etc.
Dans une interview accordée à La Dernière Heure ce jeudi, Denis a abordé divers sujets "tabous" et explicité sa vision des choses en ce qui concerne l’octroi de la nationalité belge, un privilège que l’on jette bien trop facilement à la tête de gens qui ne la méritent pas ou, pire, n’en veulent pas. Voici quelques extraits de cette interview sans langue de bois :
Au sujet de l’immigration :
“Les migrants doivent représenter une plus-value pour le pays d’accueil plutôt que d’être générateurs de tensions sociales et d’appauvrissement. Il y a eu un laxisme incroyable en matière d’immigration, ce qui a créé des tensions sociales et des zones de ghetto. Il faut absolument que les choses changent en fixant des limites dans plusieurs domaines.”
Au sujet des regroupements familiaux :
“Actuellement, pour prendre une personne en charge avec un visa de trois mois, il faut la preuve de la capacité d’accueil. Il faut bénéficier d’un revenu mimimum de 800 euros. Ce qui est très faible, mais le plus incroyable c’est que l’accueillant peut inclure ses allocations de chômage dans ces 800 euros. Il accueille donc un étranger à charge de l’État ! L’immigration zéro n’existera pas mais laisser des gens au chômage accueillir des membres de leur famille en Belgique qui demandent ensuite la nationalité, ça c’est inacceptable. Il faut qu’ils aient les moyens de les assumer.”
Ce n'est pas une préoccupation anecdotique : en 2009, 43.266 demandes de regroupement familial ont été introduites en Belgique.
Au sujet de la nationalité belge :
“L’acquisition de la nationalité belge est beaucoup trop facile. Dans un bon nombre d’autres pays, la nationalité se mérite. Je plaide pour un système à l’anglaise. Il faudrait instaurer un examen comme condition à l’acquisition de la nationalité. Il faut une volonté d’apprentissage d’une des langues nationales. La Flandre n’a pas que de mauvaises idées, il faut s’inspirer de leur système de cours de langue obligatoire pour les nouveaux résidents. Pour acquérir la nationalité, il faudrait également suivre des cours de citoyenneté, de civisme.”
Au sujet de la population carcérale :
“40 % de la population carcérale est étrangère. Si on renvoyait les étrangers purger leur peine dans leur pays, cela ferait beaucoup de place dans nos prisons. Un détenu coûte 125 euros par jour, la collectivité paie cela.”
A ce chiffre de 40 % que cite Denis, il convient d’ajouter les détenus belges d’origine étrangère, dont certains ont la double nationalité (c'est le cas des belgo-marocains, par exemple) et pourraient donc également purger leur peine dans leur pays d'origine. De bonne source, en Belgique, les allochtones, toutes nationalités confondues, représentent plus de 80 % de la population carcérale.
Au sujet des expulsions d’immigrés clandestins :
“L’Office des étrangers adresse via la police des ordres de quitter le territoire aux illégaux mais le problème c’est que ni l’Office ni la police n’ont les moyens de vérifier que ces ordres de quitter le territoire sont respectés. Il est temps là aussi d’appliquer une politique beaucoup plus stricte.”
Denis a un très grand mérite, celui d'être l’un des seuls élus d’un parti démocratique francophone qui ose dire tout haut ce que la population belge pense tout bas. Ce sont vers des candidats de sa trempe, et vers le MR en général, que doivent massivement se diriger nos votes le 13 juin. Les électeurs de droite feraient une grande erreur en se laissant séduire par les élucubrations du PP de Monsieur Mischaël Modrikamen-Donaldson, car le vote PP ne fera, au final, que renforcer l'importance du cartel de gauche PS-CDH-Ecolo au pouvoir. Plus que jamais, le MR reste la seule option crédible à droite. Le seul vote utile.