Musique, polémiques, etc.

Catégorie: The Beautiful People

Paroles, paroles...

Permalien 28/01/10 19:12 , Catégories: Coups de coeur, The Beautiful People

Delon. Pourriture, salaud, saloperie, connard, enculé, enflure, enfoiré, raclure, voyou, égoïste, sale type notoire, alcoolique, pervers, colérique, irritable, soupe-au-lait, violent, raciste, xénophobe, antisémite, islamophobe, homophobe, mysogine, extrémiste, intolérant, infréquentable, scandaleux, outrageant, provocateur, conservateur, prétentieux, vaniteux, orgueilleux, pédant, arrogant, hautain, égocentrique, asocial, rustre, bagarreur, mal élevé, imbuvable, imbu de lui-même, insupportable, impitoyable, méprisant, méprisable, érotomane, obsédé sexuel, dégénéré, donneur de leçons, insolent, menteur, affabulateur, arriviste, cupide, avare, pingre, radin, vieux, mythomane, fraudeur, évadé fiscal, mauvais père, mari volage, lepéniste, sarkozyste, etc., etc. ? Peut-être, mais il dispute quand même à Jean Marais le titre de plus grand acteur français de tous les temps. Na !

Au menu chez les Delvaux ce soir : Mélodie en sous-sol, Rocco et ses frères ou bien Plein soleil ? On va réfléchir à ça dans les minutes qui viennent, devant une excellente bouteille de rouge...

6 commentaires »

Chaudes adolescentes pour bouillants trentenaires

Permalien 05/01/10 23:21 , Catégories: Coups de coeur, The Beautiful People

J’ai acheté chez Nuits de Chine (un magasin d’articles érotiques vintage, place Fontainas) un DVD consacré à Marilyn Jess. Si vous ne la connaissez pas, Marilyn Jess est une actrice française qui tenta tant bien que mal, au début des années 80, de prendre la place de superstar du X laissée vacante par Brigitte Lahaie. Et moi, bien qu’ayant toujours été plutôt attiré par les brunes, Marilyn Jess est l’une de ces petites blondes pétillantes aux courbes de rêves qui a le don de me faire fondre sur place. C’est ce qui m’a incité à acheter ce DVD qui présente trois de ses films, dont Chaudes adolescentes que j’ai particulièrement apprécié.

Chaudes adolescente a été réalisé en 1980 par Gérard Kikoïne. A cette époque, la vidéo n’existait pas. Le seul moyen de visionner un film pornographique était donc de se rendre dans un cinéma porno. C’est une démarche que tout le monde ne faisait pas, ce n’était pas aussi simple que de télécharger une vidéo sur internet. Rendez-vous compte, il fallait prendre sa voiture, se garer, faire la file entre les pépés lubriques, dire « Bonsoir Madame, je voudrais une place pour Chaudes adolescentes » à la caissière, payer son billet et s’installer ensuite dans une petite salle, à côté de parfaits inconnus. Et là, des gens se masturbaient au vu de tous, des couples faisaient l’amour, d’autres se contentaient de mater… On croisait des vicelards mais aussi Monsieur et Madame Tout-le-monde. Votre femme de ménage ou votre patron. C’était dans cette période charnière entre l’après Mai 68, la libération des mœurs et la découverte du Sida.

Et Chaudes adolescentes, donc, est sorti dans ce contexte. C’est l’un de ces films dotés d’un scénario (si, si), voire même d’un semblant d’intrigue (à en croire Gérard Tikoïne, c’était la norme avant l’apparition de la vidéo). Ce n’est certes pas du Coppola ou du Scorsese, mais ce n’est pas non plus une vulgaire succession de banales scènes de cul. Il se passe quelque chose, il y a une histoire, des dialogues pas trop mal ficelés, les acteurs jouent plutôt bien (Marilyn Jess, ce n’est pas Catherine Deneuve, mais on se comprend) et il n’est pas rare de voir passer près de quinze minutes sans apercevoir la moindre paire de seins ou de testicules à l’écran. Bref, on reste encore très loin des standards du X d’aujourd’hui, à savoir le gonzo : une absence totale de récit, la caméra à l’épaule avec prises de sons directes, cinq ou six mecs body-buildés et une fille refaite de partout qui se fait triple-pénétrer à la chaîne.
Cela en fait aussi un film sympa à regarder en compagnie féminine, car les scènes, bien que hard, ne sont pas trop dégueulasses ou vulgaires. En outre, les filles y sont plutôt mises en valeur. Ici, ce sont elles qui utilisent les hommes comme des objets sexuels et en disposent, et non l’inverse comme c’est presque toujours le cas dans les très machistes productions américaines actuelles (*).

Une autre curiosité du X de cette époque, c’est l’apparence des femmes, leur aspect « naturel », réaliste. Les poitrines n’étaient pas siliconées et certaines actrices, sans être grosses, étaient bien en chair. Mais la première chose qui frappe, au risque de vous faire sourire, c’est la pilosité de leur entre-jambes. De nos jours, l’épilation intégrale est presque devenue la norme dans le cinéma X, vous en conviendrez. Mais en 1980, l’épilation du maillot se limitait précisément à ce qui dépasse du maillot. Les femmes arboraient toutes un pubis très touffu, ce qui, il faut bien le dire, choque un peu l’œil aujourd’hui.

Pour le reste, Chaudes adolescentes présente une esthétique très 1980 sans verser outrancièrement dans le kitsch ou le mauvais goût. Marilyn Jess et sa camarade de jeu (Laura Clair), vêtues de rouge et de noir, roulent dans Paris en décapotable la nuit, ne se séparent pas de leurs lunettes de soleil pour faire l’amour, le champagne coule à flots au bord de la piscine… Bref, on a parfois l’impression de se trouver dans un clip de Roxy Music période Flesh and blood.

Attention, si vous décidez de visionner le film (il est apparemment facile à trouver en torrent), la première scène a de quoi vous laisser sur le cul ! Je peux vous assurer que vous ne verrez plus jamais une femme passer l’aspirateur de la même manière après cela.

—–

(*) Personnellement, je n’ai pas trop d’affinités avec le porno moderne. Je trouve les productions actuelles malsaines (le gonzo, pitié !). Les réalisateurs semblent tous être tristement embarqués dans une surenchère à qui sera le plus hardcore. Les femmes sont systématiquement présentées comme des objets et les actrices se voient souvent contraintes d’accepter des pratiques de plus en plus violentes si elles veulent percer (ou simplement durer) dans le métier. Voir à ce propos Gang Bang, le livre édifiant de Frédéric Joignot sur l’industrie du X (Editions du Seuil, 2007).

45 commentaires »

Choisir, c'est renoncer.

Permalien 09/12/09 00:57 , Catégories: The Beautiful People

Je répondais tout à l’heure à un énième test sur Facebook et j’ai calé à la question Quelle est votre actrice préférée ?

C’est que j’en ai deux, des actrices préférées, moi. Elles sont nées la même année - il y a tout juste quatre-vingt ans - et ont toutes deux symbolisé au cinéma l’élégance, le prestige et la grâce absolue. Audrey Hepburn et Grace Kelly. Deux noms qui personnifient aujourd’hui encore le charme, la classe, le glamour à l’état pur.

Il m’est impossible de choisir entre ces deux femmes. Breakfast at Tiffany’s ou To catch a thief ? L’Oscar de la Meilleure Actrice décerné à Audrey pour Roman holiday ou celui remporté par Grace l’année suivante pour The country girl ? Cruelle indécision. Baronne ou Princesse ? Le faste à Monaco ou en Suisse ? Blonde ou brune ? Well, I don’t know… I just don’t know, comme le chantait Lou Reed dans Heroin.

32 commentaires »

Ca fait toujours plaisir de savoir qu'il y a des gens qui nous aiment...

Permalien 16/11/09 14:09 , Catégories: The Beautiful People

Reçu par mail.

36 commentaires »

Wild Boy : sa vie dans Duran Duran (II)

Permalien 14/10/09 17:15 , Catégories: The Beautiful People, Saines lectures

Séducteurs impénitents, hédonistes, fêtards devant l'éternel, les membres de Duran Duran ont collectionné les conquêtes féminines tout au long des années 80. La presse anglaise n’a jamais manqué une occasion de s’étendre sur leurs frasques, qu’il s’agisse d'ailleurs de leurs liaisons tumultueuses avec des top-modèles ou des scandales liés à leur consommation excessive de cocaïne. Cependant, bien que suivis en tournée par de très nombreuses teenagers prêtes à tout pour les approcher, les cinq musiciens n’avaient apparemment pas l’habitude de donner à ces demoiselles ce qu’elles attendaient. Si cela est bien vrai, cette attitude différencie clairement Duran Duran de nombre de ses aînés et contemporains (pensez aux Stones, à Led Zep, à Kiss, à Mötley Crüe, tous des gros consommateurs de groupies, à ce qu'on dit). Etait-ce une question d’éthique ? Pas vraiment. Simon Le Bon confiait en interview qu’en matière de femmes, seul le haut de gamme les intéressait (je vous en parlais ici). A l'entendre, les fans n’étaient tout simplement pas « dignes » de les approcher.

La tentation est grande de penser qu’il ne s’agit que d’une pose de plus, mais Andy Taylor confirme cette information dans Wild Boy, son auto-biographie. Le guitariste y révèle toutefois que les filles libidineuses qui essayaient par tous les moyens de s'introduire en backstage ou faisaient le pied de grue devant leur hôtel n’étaient pas perdues pour tout le monde... C'est le deuxième extrait de cet ouvrage captivant que j'ai le plaisir de vous présenter.

Au sujet des filles en tournée.

Quand on regardait l'équipe qui nous accompagnait sur la route, Simon se plaisait à dire que nous avions créé une vraie petite entreprise, ce qui était remarquable pour une bande de jeunes nightclubbeurs maquillés de Birmingham. (...) En tournée, j’avais même mon propre rouleur de joints, pour ne pas devoir perdre du temps à les rouler moi-même (ce qui vous donne une idée de pourquoi nous avions baptisé notre avion Excess-a-jet).

Chaque jour, le crew se répandait en goguenardises sur qui avait fait quoi la nuit précédente. Mais contrairement à une croyance populaire, à part pendant la période facile et libre du Rum Runner
(NdJD : la discothèque de leurs débuts), aucun membre du groupe ne couchait avec des fans lorsque nous étions sur la route. C’est quelque chose que nous n’avons jamais fait, tout simplement parce que nous ne permettions pas aux personnes extérieures à notre entourage immédiat d’arriver jusqu’à nous. Qui plus est, nous avions tous une compagne à cette époque. En plus de Tracey, Giovanna et Julie Anne (respectivement partenaires de Andy, Roger Taylor et Nick Rhodes), John sortait avec Janine Andrews (mon ex) et Simon était encore proche du mannequin Claire Stansfield. Nous étions en quelque sorte dans notre petite bulle, à l’écart de l’agitation et du chaos du monde extérieur.

Bien sûr, certains des jeunes membres de notre staff étaient plus qu’heureux de récolter comme récompense de leurs efforts la compagnie de femmes ravissantes. Et j’ose dire que quelques demoiselles délurées ont été invitées dans leur bus...

Pendant les concerts, les fans jetaient leurs sous-vêtements sur la scène avec leur numéro de téléphone écrit sur un petit bout de papier. (…) C’était incroyable : on allait en backstage après le show et il y avait là 2.000 ours en peluche, 150 paires de bas, 300 soutiens-gorge, 50 joints et dieu sait combien de clés de chambre d’hôtel !

(Traduction libre).

68 commentaires »

:: Suivante >>

Mars 2010
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 << <   > >>
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31      

Ex-rédacteur en chef de Pop-Rock.com, blogueur polémiste à mi-temps, papa-poule, réac sarkozyste et gros beauf supporter de foot le reste du temps, Jérôme Delvaux est décidément un drôle de coco.

Rechercher

powered by b2evolution free blog software

Contact | b2evolution skin by Asevo | Crédits: blog software | hébergeur | François