Catégorie: Saines lectures
Femme Fatale

Le biographe et critique de cinéma Sam Wasson a récemment publié le livre Fifth Avenue, 5 A.M. au sous-titre évocateur : Audrey Hepburn, ‘Breakfast at Tiffany’s’ and the dawn of the modern woman (éditions Harper Studio). Il y développe une théorie très argumentée selon laquelle Audrey Hepburn serait l’actrice la plus influente de tous les temps. Son interprétation de la séduisante Holly Golightly dans Breakfast at Tiffany’s (Diamant sur canapé, en V.F.) de Blake Edwards aurait eu, selon lui, plus d’impact sur la société et les mœurs modernes que n’importe quel autre premier rôle féminin des années 60.
La native de Bruxelles plus influente que Marilyn Monroe, Ava Gardner et Brigitte Bardot ? L'auteur s’en explique comme suit :
« Avant Breakfast at Tiffany’s (NdJD : sorti en 1961), si les femmes avaient une aventure sexuelle, même toute petite, elles se repentaient jusqu’à la fin du film. (...) Une femme seule ne pouvait pas vraiment sortir, prendre du bon temps, rencontrer plein d’hommes et se sentir bien comme ça. Depuis Audrey, tout cela est devenu acceptable. »
J’ajoute qu’à la différence de Marilyn Monroe, qui était d’une vulgarité sans nom, Audrey Hepburn a toujours personnifié le charme, la grâce et l'élégance absolue. Monroe symbolisait la femme objet, la catin, tandis qu’Hepburn était la femme libérée, une hédoniste d’un genre nouveau qui savait inspirer tendresse et respect.
Quelques rappels de règles élémentaires de savoir-vivre et de maintien en société (II)

Recevoir des visites
Avec les visites, nous devons d’abord parler d’un savoir-être-chez-soi. Ceci implique diverses notions toutes relatives à cette grande règle : vivre en paix avec son entourage et donner aux autres le plus possible le sentiment qu’ils sont bons, beaux et gentils et que l’on n’attendait que leur visite pour être dans un état de totale satisfaction, de perfection dans le bien-être.
On appliquera d’abord quelques règles générales qui feront qu’on ne s’encombrera ni d’objets, ni de pensées inutiles et superfétatoires. L’essentiel est déjà assez préoccupant. Règles qui feront aussi qu’on tiendra toujours compte de l’heure, qu’on aura prévu le temps pour tout, bref qu’on ne sera jamais en retard ; ni en avance, d’ailleurs. Pour cela, il faut un bon agenda et plusieurs horloges, réveils, montres et pendules, que l’on pensera à consulter, naturellement, l’un autant que l’autre. Enfin, il faut s’arranger pour tenir sa parole et pour répondre à la foi, la confiance, l’amitié que les autres : enfants, parents, amis, relations ou employés, vous témoignent.
On veillera à ce que la maison, le foyer, le lieu où l’on vit soit toujours empreint de sérénité, de gaîté, net et soigné, agréable et commode pour vous, pour vos proches, pour votre personnel, pour vos amis et pour vos relations.
Pour y arriver sans s’y épuiser, sans perdre patience, il faut limiter ses activités, ses désirs, ses travaux à ses forces et à ses capacités. L’air de martyre de la maîtresse de maison surchargée et du monsieur qui voudrait aller se coucher au lieu de bridger avec ses amis ne correspondent pas à ce que demande le savoir-vivre. Si vous y parvenez, vous aurez donné le meilleur de vous-même et vous récolterez auprès de votre entourage les démonstrations les plus agréables.
Extrait du Manuel de savoir-vivre aujourd’hui, par Michèle Curcio (Editions France Loisir, 1981).
Essai à propos d'un fantôme

Albin Wagener, un ancien chroniqueur de Pop-Rock que vous connaissez tous, sort son premier livre politique, "Le débat sur 'l'Identité Nationale' : Essai à propos d'un fantôme", dans la collection Questions Contemporaines des éditions L'Harmattan.
En voici la présentation :
"Le débat sur l'identité nationale qui a eu lieu en France fin 2009 et début 2010 a été symptomatique d'une méconnaissance criante des travaux sur l'identité. La récupération politique d'une question qui touche à de nombreux domaines n'a pas réellement permis de proposer des réponses sereines. Cet ouvrage revient sur ce débat. L'identité y est alors présentée comme une sorte de fantôme insaisissable et fugace, mais dont la présence se fait ressentir à travers des impressions, des comportements et des réactions émotionnelles."
Je viens d’en commander un exemplaire à l’instant. Je ne manquerai pas de vous en reparler…
Pour passer commande, c'est par ici.
Quelques rappels de règles élémentaires de savoir-vivre et de maintien en société

Avec une jeune fille
Si un garçon marche dans la rue en compagnie d’une fille, il prendra soin de la débarrasser de ce qu’elle porte, paquet, serviette de cuir…, à l’exception de son sac à main. Second point, il s’arrangera pour se trouver toujours entre la jeune fille et la chaussée ; cela implique une manœuvre qui doit être réalisée sans ostentation toutes les fois que l’on change de trottoir. Il ne donnera pas le bras à la jeune fille, mais marchera à son pas et à sa hauteur.
Si le jeune homme a une voiture et s’il y invite une jeune fille, il sait qu’il doit d’abord ouvrir la portière par laquelle celle-ci aura à monter ; il évite de la faire attendre si cette portière est verrouillée et se déverrouille de l’intérieur ; dans ce cas, il monte le premier après s’être excusé d’un mot ; même si la jeune fille sait depuis longtemps que cette manœuvre ne peut être évitée, il s’en excusera à chaque fois. La portière ouverte, il doit attendre que la jeune fille soit installée et la refermer lui-même. Cette opération est indispensable pour éviter tout problème à la jeune fille. (…)
Pendant qu’il conduit la voiture, le garçon peut échanger quelques mots, mais peu. Les règles sont à peu près les mêmes si c’est une jeune fille qui invite un garçon dans sa voiture mais le garçon devra lui prendre les clefs pour ouvrir la voiture et l’aider à monter du côté du volant. Quand c’est une jeune fille qui conduit et un garçon invité à côté d’elle, rappelons à ce jeune homme qu’il n’est pas obligé de se prendre pour un moniteur d’auto-école ; Mademoiselle a son permis, il n’y a donc rien à dire ; il doit se laisser conduire avec confiance, ou ne pas monter dans la voiture.
Extrait du Manuel de savoir-vivre aujourd’hui, par Michèle Curcio (Editions France Loisir, 1981).
Relisez vos classiques

En relisant un article à paraître sur Pop-Rock (une chronique du nouveau Showstar), je me délecte d’un sous-titre en allusion à Huysmans, tout en me disant que c’est vain, personne ou presque ne va comprendre.
Le week-end passé, je parlais au DNA avec quelqu'un, un connaisseur pointu de musique rock, qui ne savait pas que les groupes The Soft Machine et Naked Lunch ont choisi leur nom en référence à des ouvrages cultes de William Burroughs.
Idem précédemment avec une grande fan de Daho qui n'avait jamais entendu parler de Satori à Paris de Jack Kerouac (la photo).
Pire : quand j'ai fait suivre à des contacts un copié/collé du Twitter de Bret Easton Ellis se réjouissant du décès de Salinger, quelqu'un m'a répondu n'en connaître aucun des deux, pas même de nom.
Salinger, Kerouac, Burroughs, Miller, Bukowski, Selby, Ginsberg, même Wilde, ça ne dit plus rien à personne. Ne parlons même pas de Sartre, qu’on confond avec Sade…
Je laisse la conclusion à Yû : « C'est pourquoi il faut placer les références pour s'amuser soi, pas pour s'amuser avec la galerie. »
Les talibans sont parmi nous

A mes lecteurs que le débat sur l’islamisation de la Belgique intéresse, je conseille vivement la lecture du pamphlet Lettre aux progressistes qui flirtent avec l’Islam réac, sorti l’an passé aux Editions du Cerisier. Cosignée par Alain Destexhe, sénateur MR qu’on ne présente plus, et Claude Demelenne, journaliste de sensibilité socialiste, cette lettre fait le point sur les liens troubles qu’entretiennent, pour des raisons idéologiques et électoralistes, les trois grands partis francophones de gauche avec l’Islam rigoriste. Ecolo est particulièrement épinglé, ne fût-ce que parce qu’il est le seul des trois qui a inscrit en toutes lettres dans son programme le droit de porter le voile dans les écoles et les administrations.
J’invite donc en priorité les électeurs de ce parti à lire la Lettre. Oh, je ne m’adresse pas ici aux bobos soixanthuitards, aux néo-hippies et aux convaincus de la première heure (‘les Khmers verts’), mais plutôt aux personnes qui suivent moins la politique et votent pour Ecolo, soit par opposition aux trois autres grands partis traditionnels, soit pour les aspects les plus sympathiques de leur programme (‘Une planète plus verte’, etc.), mais qui ne partagent pas pour autant leur complaisance envers le prosélytisme religieux et leur vision angélique de la délinquance.
Être informé sur ces points me semble essentiel avant d'encore confirmer au pouvoir des Evelyne Huytebroeck et consorts.
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