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La F.A.Q. bilan du premier trimestre

Combien de chroniqueurs actifs contribuent encore à Pop-Rock ?
Nous sommes quatre, comme les Beatles : Vincent Ouslati, Arnaud Splendore, Yû et moi-même. Il s’agit d’un petit noyau efficace et surtout stable : Arnaud, le dernier arrivé, est tout de même là depuis 2008.
La rédaction a déjà été plus étoffée par le passé mais je n’ai pas trop à me plaindre : la fréquence de mise à jour du site reste tout à fait acceptable, et ce malgré les longues périodes d’indisponibilité de Vincent, qui est parti relever un nouveau défi professionnel en Chine, avec tout ce que cela implique.
Mieux : je me suis offert le luxe de me passer des services d’une recrue récente qui n’arrivait tout simplement pas à rencontrer le niveau d’excellence que nous attendons. Tant que je serai là, la qualité primera toujours sur la quantité.
‘L’affaire Vismets’, c’était un coup de pub calculé ?
Plus ou moins. L’idée était de leur proposer une interview borderline qui aurait assurément été à un cheveu de se terminer en baston. Pour le coup de pub, certes, mais aussi parce qu'il était temps que quelqu'un fasse autre chose que caresser ces poseurs dans le sens du poil. Dan Klein n'était pas partant, comme on pouvait s'en douter. Pour le convaincre, je lui ai présenté quelques-unes des questions par écrit au préalable, mais il a cru y lire des attaques à caractère antisémite (un réflex quasi pavlovien dès que l’on se montre critique vis-à-vis d’une personne de confession juive).
Lorsque j’ai publié un premier teaser bidonné de l'interview sur ce blog, pour qu'il réalise que mon projet d'article serait à la base d'un buzz de grande ampleur, il l’a mal pris et a menacé de porter plainte.
Mon webmaster s’est presque pissé dessus de frousse quand il a eu un avocat de l’avenue Louise au téléphone qui le mettait en demeure de mettre mon blog hors-ligne. Non content d’obtempérer, il m’a remis sa démission et sommé de trouver un autre hébergeur dans les plus brefs délais. Si bien que j’ai été obligé d’achever toutes les formalités dans l’urgence et à grands frais (on ne déménage pas un site de la taille de Pop-Rock en un claquement de doigts).
Cette histoire nous a au moins appris (ou confirmé) quelque chose : Dan Klein n’est pas qu’un piètre musicien, il est aussi un petit monsieur mesquin, sans aucun humour et pétri d’arrogance. Et le plus drôle, c’est qu’il a récupéré mon idée d'interview provoc’ et agressive pour la promo des Vismets, mais avec un texte élogieux de son cru, naturellement...
De toute façon, comme l’a bien dit Yû dans son édito de février, les Vismets sont voués à rester un détail de l’histoire de Pop-Rock. En plus de celle du rock belge.
Qui est le nouveau webmaster ?
C’est Yû qui a repris en charge la maintenance technique du site, sans grand plaisir. Mais je suis sûr qu’il ne débranchera pas la prise au premier courrier d’avocat sans même avoir pris la peine de me concerter...
Boire du champagne au goulot, tu trouves ça classe ?
J’avais annoncé dans l’édito de janvier que je comptais retourner sur le terrain pour réaliser des interviews-fleuves, chose que, par paresse, je n’avais plus faite depuis bien longtemps. L’envie m’est revenue en visionnant le coffret DVD d’Ardisson, et en particulier ses émissions cultes des années 80 : Lunettes noires pour nuits blanches et Bains de minuit. Je souhaitais m’inspirer de ce ton décalé, mais aussi du visuel à la fois chic et provocateur. Très rock, en un sens. Les photos de Marc Durant illustrant l'interview de Von Durden restituent parfaitement cela.
Une seule interview publiée sur le trimestre, ce sera le nouveau rythme ?
J’aurais aimé pouvoir en publier davantage mais, comme j'avais annoncé en janvier vouloir, je cite : flinguer du deejay coké, de la diva subsidiée, du rockeur sous poppers et du popeux de kermesses, lesdits artistes ont fait les frileuses, j’ai essuyé plusieurs refus polis… ‘L’affaire Vismets’ n’arrangeant évidemment rien. Les groupes n’aiment pas beaucoup sortir du canevas de l’interview promo de base, style ‘Quelle est votre couleur préférée ?’, ‘Pourquoi est-ce que vous avez choisi de vous appeler Ghinzu ?’, particulièrement en Belgique où l’impertinence et les questions un peu déplacées passent assez mal. Mais il reste encore des groupes qui sont d'accord de se prêter au jeu, heureusement.
La nouvelle version "reliftée" de Pop-Rock n’arrive pas…
Le projet n’est plus à l’ordre du jour, même s’il suffirait de peu de choses pour qu’il se concrétise une fois pour toutes.
Voyons les choses en face : Pop-Rock est un site de chroniques, nous en publions quasi une par jour depuis 2002 et nos lecteurs se sont habitués à notre graphisme minimaliste. On vient sur le webzine pour y lire des opinions, et éventuellement réagir, pas pour en admirer le design...
La mésaventure du site de deux de nos anciens chroniqueurs parle d’elle-même : leur visuel était très soigné mais les textes plutôt faibles, sans grande passion. Résultat : leur webzine a tenu quatre mois avant de cesser d'être mis à jour dans l'indifférence générale.
Tu as publié des chroniques de la Boutik Rock (ici) et (là), puis de l’ABBota (ici). Pourquoi ce regain d’intérêt pour la scène belge, après plusieurs années de mépris ouvertement affiché ?
Je me suis rendu deux soirs à la Boutik Rock avant tout parce que j’étais invité à y participer à l’émission de Radio Campus. Jean-Christophe Poncelet me donnait la possibilité d’y interviewer en direct des artistes que j’apprécie – Marc Nostromo et Coffee Or Not –, et m’offrait en sus une tribune pour faire la promo de Pop-Rock et discuter de l’actualité du webzine.
Après, j’avoue que je me suis vite pris au jeu des mondanités typiquement ‘rock belge’ à la buvette du Bota. C’est un véritable guet-apens : tout le monde se connaît et même mes soi-disant ennemis s’y bousculent toujours pour m’offrir un verre. Et je dois reconnaître que j’ai malgré tout apprécié certains des concerts que j'ai pu voir...
Idem au festival ABBota, où je me rendais au départ uniquement pour Von Durden et où j’ai fait de belles découvertes musicales parmi les groupes flamands.
Quels concerts retenir de ce premier trimestre ?
Pour prendre deux extrêmes, je dirais Hurts à l’AB le mois passé, qui m’a transcendé comme je m’y attendais. Et puis un groupe belge, The Dallas Explosion, au Café Central. C’était un mercredi soir, en février, il pleuvait, mais le bar était bondé et le groupe a mis une ambiance de feu.
Du côté de l’électro, j’ai adoré le dernier DJ set de Mashed Paper Klub dans son antre : le Fight Klub, au K-Nal. Maxime et Dimitri sont vraiment la sensation électronique du moment… J'attends leur album de pied ferme !
Pour le clubbing, tu es plutôt Fight Klub ou Libertine Supersport ?
J’aime les deux clubs, pour des raisons différentes. Mais des trois concepts qui se partagent le K-Nal, celui qui me correspond le plus est sans doute l’Anarchic. J'apprécie son public, son ambiance... Ceci dit, la programmation du Libertine est souvent très intéressante : Cosy Mozzy a régulièrement le nez fin. Début mars, j’ai beaucoup aimé le live de The Hundred In The Hands, par exemple. J’aurais aussi voulu assister à la prestation d'Agoria mais j’étais malheureusement pris ailleurs ce samedi-là… Il vient souvent à Bruxelles, donc ce n'est que partie remise.
Pourquoi ton compte Facebook personnel a-t-il été supprimé ?
J’ai publié pour déconner la photo d’un très gros phallus sur le wall du bassiste de Milk, à l’occasion de son anniversaire. C’était une publicité pour un élargisseur de pénis, je me suis dit que ça lui ferait plaisir… Mais quelqu’un a fait une dénonciation pathétique à Facebook qui a purement et simplement supprimé mon compte pour ‘obscénité’. J’avais oublié à quel point les Américains sont puritains...