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La F.A.Q. bilan du deuxième trimestre

Après la F.A.Q. revenant sur les évènements du premier trimestre 2011 (ici), poursuivons cette série avec de nouvelles questions/réponses relatives à la période avril-juin.
Depuis l’arrêt de Pop-Rock, que fais-tu ?
Beaucoup de choses… Je regarde amoureusement grandir ma fille, je passe du temps avec mes amis, je sors, je vais au resto, j’assiste à des concerts, je lis… Fondamentalement rien de bien différent qu’à l’époque de Pop-Rock, sauf que j’ai quand même plus de temps pour moi et que je n’ai plus à gérer le stress permanent d’un gestionnaire de webzine : devoir impérativement mettre le site à jour régulièrement, essayer de faire travailler une équipe de bénévoles démotivés, recruter… Le seul véritable changement, c’est que je me suis acheté un vélo et que je fais du sport. Avec tous les restaurants, les sorties, les apéros, c’était devenu indispensable : cela fait quinze ans que je prends environ un kilo par année. A ce rythme-là, à 40 ans, je ressemblerai à Coos…, heu à Meat Loaf !
Quels concerts retenir de ce trimestre ?
Celui de PIL à l’AB début juin, sans aucun doute. Je n’étais pas spécialement motivé à l’idée d’y aller – je me suis décidé le jour même lorsque j’ai appris que ce n’était pas sold-out –, je m’attendais à assister à une triste pantalonnade, une parodie, un sketch, un truc grotesque dont John Lydon a le secret… Mais au final, j’ai pris mon pied du début à la fin. Lydon a un charisme extraordinaire et les musiciens qui l’entourent tiennent très bien la route (ce bassiste !). Quant au répertoire du groupe, c’est sans doute l’un des plus intéressants du mouvement post-punk avec celui des Banshees. Metal Box et The flowers of romance restent d’ailleurs, à mes yeux, deux des albums les plus atypiques de l'Histoire du Rock.
Rayon concerts, il me reste toutefois un grand regret : je devais voir Duran Duran le 12 juin, jour de mon trente-troisième anniversaire, mais le concert a malheureusement été reporté...
Et niveau lectures ?
J’ai enfin terminé Life, l’autobiographie de Keith Richards : l’ouvrage rock définitif que même les gens qui n’aiment pas les Stones devraient lire.
Toujours au rayon musique, je recommande La menace intérieure, le récit d’une tournée d’Iggy Pop au jour le jour, édité chez Camion Blanc. L’auteur, Alvin Gibbs (aussi le bassiste des UK Subs) nous entraine dans l’intimité d’Iggy et de son groupe, sur la route, à la fin des années 80 : c'est instructif et divertissant.
Enfin, depuis la lecture de Vertige de l’image, une analyse de l’esthétique réflexive d’Alfred Hitchock, je ne regarderai probablement plus ses films de la même manière.
Mais ma lecture la plus marquante du trimestre reste Les onze mille verges de Guillaume Apollinaire, ou les tribulations immorales d’un prince roumain psychopathe, pervers, sadique et pédophile au début du vingtième siècle. La pornographie n’y est jamais suggestive, plutôt dérangeante : les termes utilisés sont très crus, les scènes décrites vulgaires, la scatophilie omniprésente, la violence d’une cruauté à peine concevable. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi ce roman a été interdit de vente en France jusqu’en 1970 : American Psycho, à côté, c’est Winnie l’ourson. Mais plus qu’une succession de scènes effroyables, ce livre aujourd’hui considéré comme un chef-d’œuvre de la littérature française est avant tout une critique acerbe des dérives des nobles, des puissants et du système politique de son époque.

Tes disques les plus écoutés ?
- The freewheelin’ Bob Dylan ou la quintessence du folk urbain : des textes ciselés, engagés et quelques mélodies très fortes... C'est ma période préférée de Dylan, quand il n'avait que sa guitare sèche et son harmonica pour accompagner ses messages.
- Fun house des Stooges pour son excellent rapport simplicité/efficacité.
- Summer days (And summer nights) des Beach Boys, pour sa fraicheur et les ondes positives qui s’en dégagent : ce disque vaut tous les antidépresseurs du monde.
- Pala, le nouveau Friendly Fires, où la culture indie-rock et celle du clubbing ne font plus qu’un !
- Five leaves left de Nick Drake : l’envoutant premier essai d’un songwriter singulier, trop tôt disparu. Un vrai poète.
- Plusieurs albums de la grande époque des Stones, en ce compris l’injustement sous-estimé Their Satanic Majesties request de 67 : un album foutraque mais courageux.
- Stop making sense, le live des Talking Heads. Le DVD est à visionner au moins une fois dans sa vie avec un équipement home-cinéma Dolby Surround. C’est du caviar, on se croirait dans la salle, avec le groupe.
- Les trois premiers albums de Nouvelle Vague, idéaux à jouer en musique de fond lorsque vous recevez du monde. Mais pas seulement : leur reprise de Bela Lugosi’s dead (sur le troisième opus) me donne la chair de poule.
La polémique du trimestre ?
Je pensais que l’affaire ‘Combat Voice’ prendrait quelques proportions médiatico-bloguesques, mais elle a été tuée dans l’œuf par les rétractations de l’artiste de renom que j’avais interviewé à leur propos. De plus, le chanteur du groupe, Bernard Feron, l’a vraiment jouée profil bas dans les échanges que nous avons eus par la suite à ce sujet. Je crois qu’il a compris – même si un peu tard – que, pour un artiste belge en recherche de publicité positive, venir me chier gratuitement dans les bottes n’était pas une excellente idée.
Quelque chose à ajouter ?
Oui, l’affiche du Dour Festival cette année est probablement la meilleure de toute l’histoire du festival.
101 commentaires
Je n'ai plus mis les pieds à Dour depuis 2004 mais je vais peut-être y aller cette année (pour Suede, Pulp, Mogwai,...).
Et je pense ne pas me tromper en disant que le nom de Combat Voice n'y a jamais été cité.
un des meilleurs groupes rock en live !