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La cinquième colonne

Je vous parlais dernièrement de La corde (ici), un film d’Hitchcock méconnu mais qui vaut sincèrement le coup d’œil. N’allez pourtant pas croire que les réalisations plus confidentielles, ou oubliées, de Sir Alfred valent toutes le détour. Saboteur (La cinquième colonne, en V.F.) fait partie de ces films que vous pouvez très bien vous passer de voir sans crainte de mourir idiot.
Projeté dans les salles obscures en 1942, Saboteur est une histoire d'espionnage (et, comme le titre l’indique, de sabotage) se déroulant aux Etats-Unis en pleine Seconde Guerre Mondiale. Robert Cummings (qui remplace Gary Cooper, le premier choix d’Hitchcock, jugé trop cher par la production) y joue un ouvrier d’une usine d’armements qui est accusé à tort d’être l'auteur d’un attentat ayant causé la mort d’un de ses amis. S’ensuit alors une course poursuite à travers le pays, depuis les plaines arides du Texas jusqu’à New-York, au sommet de la Statue de la Liberté. Et c’est précisément là, pour la scène finale, qu’Hitchcock nous en met enfin plein la vue, après une heure trente d’un relatif ennui. Même si son dénouement est prévisible, la lutte sur le monument est spectaculaire et filmée de manière très minutieuse ; certains plans sont d’une beauté à couper le souffle.
Mais avant d’en arriver là, Robert Cummings croisera tout au long de son périple une galerie de personnages improbables. Tous se poseront la question fatidique : faut-il aider cet homme traqué à fuir, ou bien le remettre aux autorités ? Le questionnement qu’Hitchcock veut mettre en évidence en ces heures sombres des années 40 est en fait celui de la désobéissance civique : doit-on suivre sa conscience ou simplement se conformer aux lois dictées par le pouvoir en place ? La troupe de freaks d’un cirque itinérant, profondément divisée sur le sort à réserver au fugitif, symbolisera parfaitement cette dualité entre le Bien et le Mal chère au réalisateur (et ce à l'occasion d'une scène qui, visuellement, a pris un très gros coup de vieux…). Tout comme la relation du fuyard avec Patricia (Priscilla Lane), la blonde glaciale typique des productions hitchcockiennes, dont le premier réflex est de vouloir le dénoncer à la police mais qui finira par tomber amoureuse de lui. N’est-ce pas cliché ?
Bref, si La cinquième colonne repasse un dimanche soir à 23h sur ARTE et que vous n’avez rien d’autre à faire à cette heure-là, sachez que c’est un divertissement comme un autre, du moins tant qu'on ne perd pas de vue qu'il s'agit d'un film qui a presque septante ans. Mais ne faites pas comme moi l’erreur d’aller jusqu’à en acheter le DVD seulement parce qu'il s'agit d'un film d'Hitchcock. Même si la jaquette annonce un ‘suspense haletant’, on reste un peu sur sa faim… La mort aux trousses, L’homme qui en savait trop, La main au collet… et, dans le genre espionnage, Le rideau déchiré avec Paul Newman, sont autant d’œuvres majeures du maître à visionner en priorité.
21 commentaires
C'est a s'en éclater la rate : "je dois serrer la main de non musulmans au travail, vais je aller en enfer ?" "si j'avale ma salive est ce que ça annule mon ramadan ?"ils passent de la musique haram dans le métro, dois je arrêter de le prendre ?...
Sur le forum impossible à poster, on pouvait y lire : "SVP en cas d'éjaculation (involaontaire) la nuit à Ramadan, est ce que le jeune est acceptable? qu'en dit l'islam ?". En guise de réponse : "Bonjour, Tu as déjà poster ce sujet il y a un an !" Je dis bravo l'entraide !