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Entretien avec un vampire

Ce vendredi soir, je vais voir Peter Murphy à Gand. La dernière fois que je l’ai vu, c’était en février 2006, à l’AB, dans le cadre de la tournée de reformation de Bauhaus et ce fut un massacre total, un moment tellement enlevant que ça en avait frisé le surnaturel (j'en parlais ici). Cela reste aujourd’hui encore l’un des deux ou trois meilleurs concerts de ma vie (après David Bowie).
Déjà tout excité, ce soir, je suis descendu compulser mes archives à la cave, histoire de voir ce que la presse anglaise disait de Bauhaus à l’époque. C’est un luxe que je dois à Philippe Carly, qui m’a légué l’intégrale du NME de 1977 à 1984, ainsi que des caisses de Rolling Stone et Melody Maker des mêmes années. Je ne le remercierai jamais assez pour ça. Pour quelqu’un comme moi qui se mêle d’écrire sur la musique, c’est une source d’informations d’une valeur inestimable, n’est-ce pas ? Surtout qu'étant né en 1978, je n'ai naturellement pas vécu cette période en direct.
Je crois que si tous les chroniqueurs on-line pouvaient disposer d'une telle documentation, les articles de certains sites rock ressembleraient moins à Wikipedia meets Allmusic.com.
Le numéro ci-dessus date de mars 1982 et contient une longue et passionnante interview du chanteur par Paul Morley. Et quand je dis longue, ce n'est en rien comparable avec les standards de la presse musicale actuelle. A l'époque, dans le NME, l'interview du groupe ayant les honneurs de la couverture s'étalait sur quatre à cinq grandes pages (et en petits caractères !). Du coup, il m'arrive de passer des heures dans ma cave à disséquer de longs articles (parfois tellement longs qu'ils étaient publiés en plusieurs fois) sur Joy Division, Depeche Mode (qui n’avait pas droit qu’à des éloges !), Brian Eno, les Talking Heads, David Sylvian, Siouxsie et j’en passe… C'est une mine d'or !
Peter Murphy sera aussi à Charleroi samedi mais, puisque j’avais le choix, j’ai naturellement préféré opter pour une belle ville…
1124 commentaires
De Bauhaus, je ne connais rien!!
Une anthologie pour commencer, j'imagine?
De Peter Murphy en solo, il faut absolument écouter Dust, un album solo enregistré en Turquie (où il habite) avec des musiciens locaux. Hyper envoutant !
Sinon, vu qu’ils n’ont que 5 albums, c’est pas difficile.
In The Flat Field, c’est dans ta gueule.
Mask, c’est tordu et ça fait peur.
The Sky’s Gone Out, c’est au romantisme goth ce que Bowie était au glam.
Burning From The Inside, c’est le plus accessible de la première époque.
Go Away White, c’est le cadeau bonus inespéré bien qu’un poil polémique.
Par contre Peter Murphy en solo, je me demande ce que ça vaut sur scène.
J'adore l'album Deep mais je doute qu'il balance un morceau de cette période.
J'attends ton compte rendu avec impatience mon brave JD.
La set-list évolue d'une ville à l'autre mais il est allé jusqu'à jouer quatre titres de Bowie en une seule soirée (dont Be my wife !).
Muhu !
Faudrait prendre l'habitude de lire l'article avant de réagir.
D'avance merci,