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Ecouter des disques est un plaisir, mais les acheter est encore plus passionnant.

J’ai fait une petite balade chez les disquaires du centre-ville, hier, avec tout d’abord une escale au Juke-Box, boulevard Anspach. Juke-Box, c’est cette vieille boutique de vinyles située juste à côté de l’agence ING. On y trouve de tout, souvent en très bon état. J’ai passé beaucoup de temps à fouiller leurs rayons new wave, electro-body et industrial, très bien achalandés, tandis que des quinquas bruxellois à la Bossemans et Coppenolle discutaient musique en écoutant un vieux Duke Ellington. Le jazz, ce n’est pas ce qui manque dans ce magasin, mais j’étais là pour tout autre chose. Du Public Image Ltd. ? Du Killing Joke ? Du Psychic TV ? Une première édition de Juju de Siouxsie & The Banshees en parfait état ? Je me tâte… Vingt-cinq euros, dites vous ? Finalement, je suis reparti avec un exemplaire original de Politics of pressure de Front 242 (voir ma chronique, ici), cédé pour quinze euros et dont le CD m’avait été dérobé après un set au DNA l’an passé. (Et je peux vous dire que Funkadhafi en vinyle, ça a carrément une autre gueule !).
We who are oppressed love those who fight against oppression and the oppressors... Brothers and sisters, it is with great honor and privilege that I present to you the leader of the El Fatah revolution... From Libya, our brother, Muhammar El Kadhafi.
(Mes voisins peuvent déjà se préparer à l’entendre très souvent faire trembler les murs, celle-là !).
Et puis j’ai fuit ce commerce où je pourrais dépenser l’équivalent d’un mois de salaire en quelques heures à peine et j’ai été faire un tour chez Pêle-Mêle, boulevard Lemonnier. (Je ne m'étendrai pas sur mon passage chez Rockaway Beat, où il n’y a absolument plus rien). Aussi curieux que cela puisse paraître, je n’avais jamais mis les pieds dans cette solderie, Pêle-Mêle. Et surprise, le vendeur au rayon disques est le bassiste d’un groupe cold-wave bruxellois bien connu que j’ai vu en concert au Bota récemment. J’émets quelques réserves au sujet de leurs accointances avec les milieux communistes militants et leur sympathie pour les CCC, mais j’apprécie leur musique (elle évoque beaucoup Bauhaus et les vieux Cure, mais c’est très bien joué). Le bassiste en question, par ailleurs l'un des héros du dernier (remarquable) bouquin de Théophile de Giraud, m'est en outre parfaitement sympathique. Il parle plus volontiers de sexe que de politique (c'est pas plus mal) et m’a confessé récemment être la cible de moqueries dans le milieu gothique à cause de son admiration sans bornes pour Duran Duran. Nous sommes donc faits pour nous entendre.
J’ai fouillé un petit moment dans les imposantes rangées de trente-trois tours pour y dégoter un vieux Live at the Sands de Sinatra (vraiment un disque magique !) et une réédition de Trans-Europe Express de Kraftwerk. Vingt euros pour les deux ? Emballez, c’est pesé ! Et j’ai en prime eu droit au sourire du crémier, tout émerveillé à l’idée de bientôt voir Peter Murphy sur scène à Charleroi et de, peut-être, je dis bien peut-être, en assurer la première partie avec son groupe. La demande est faite, il n’y a plus qu’à espérer qu'elle sera avalisée. C'est sûr, pour lui, ce serait l'Eden.
1533 commentaires
Après le saucisson, c'est bien la seconde chose qui me rend un peu nostalgique de la capitale françéééseu...
Je cherche encore quelque chose de similaire à La Paz, paraît qu'il y a, avec que des éditions américaines et brésiliennes, c'est ma quête du Graal à moi ;-)
Equipement :
- des chaussures de marche haut de gamme
- une (grosse) valise à roulettes
- être prêt à ne pas payer son loyer pendant plusieurs mois
De manière générale, je pense que pour ouvrir un commerce dans le centre d’une capitale, il faut déjà avoir les reins très solides à la base vu le niveau des loyers et le prix de vente des immeubles. Avec la crise que connaît, semble-t-il, l’industrie du disque, ça doit être assez casse-gueule…
Reste le cas des rentiers, des gens qui disposent d’une surface commerciale appartenant à papa-maman, ou dont ils ont hérité, et qui peuvent se permettre d’ouvrir un petit magasin de disques pour « passer le temps »… C’est sympa, ça permet d’écouter en primeur tout ce qui sort et de parler musique toute la journée avec des passionnés. Si je gagne à l’Euro-Millions, c’est une reconversion qui pourrait me plaire !
Sinon, je pensais à un bar clandestin, à moins de faire un mix des trois, un bar-disquaire-libraire, où tu te perdrais dans les effluves d'alcool avec Joy Division en fond sonore et reluquant la couverture d'un recueil d'Antonin Artaud. Avec des nanas aussi tiens. mais ouais, le concept reste à éclaircir ;-)
A Woluwé, près de chez moi, il y a le Cook&Book, un restaurant/taverne doublé d'un magasin de livres en tous genres, sur plusieurs étages. Il y a une salle "rock", avec un piano, des bacs de CD, quelques vinyles exposés, des livres sur la musique et un bar à cocktails. Mais c'est très BCBG, bien loin de l'ambiance underground que tu décris. ;)
Je fréquente des établissements de la rue du Midi (le Lotus Bleu et le pitta-snack sur le coin) et de la rue Marché au Charbon (le Soleil, principalement), mais je ne passe JAMAIS par la rue des Grands Carmes qui pourtant les relie (je passe par devant chez Hill's Music plutôt).
Vive ces merveilleux commerces où en effet, je peux y passer des heures à chiner dans les rayons... Dommage qu'a Liège ils soient en voie de disparition... :-(
Concernant celui du boulevard Adolphe Max, c’est Discosold. Un très sympathique petit soldeur, en effet. Et le patron est un très grand fan de Killing Joke. C’est souvent là que je revendais les CD promos des groupes pop belges de merde, du temps où Bang me les envoyait. ;)
Pas loin de chez Caroline Music, juste à coté de la Bourse, se trouve également un commerce, mais plus spécialisé en vinyles.
Pour revenir à Liège où je vis, seuls Caroline Music et Carnaby's (pour ceux qui conaissent) font de la résistance.
Depuis que Media Markt à débarqué avec ses grosses bottes, fini les petits disquaires.
C'est là que je suis content d'être navetteur jusqu'a Bruxelles...
> Il y a clairement un retour fort du vinyl. Pour les DJ's et les mélomanes. Un bel objet qui tient en mains (pas un CD ni quelques mp3 téléchargés sur Itunes) avec un son imparfait juste ce qu'il faut.
> C'est assez joliment écrit ;)
Très belle définition du rituel du disque vinyle... Mais mon LP de Kraftwerk vient de s'achever à l'instant et je trouve un peu chiant de devoir me lever pour changer de face. C'est l'inconvénient de la chose. ;)
@ Simon :
C'est clair qu'il y a un retour à "l'objet" pour les mélomanes. Le son imparfait dont tu parles, ce frottement de l'aiguille sur le microsillon, ces légers craquements, tout cela fait partie du charme de l'écoute d'un 33 tours. C'est finalement un retour de plus au vintage auquel nous assistons.
Et concernant Milk dans Elle Belgique, il ne s'agit que de la conséquence de copinages outranciers entre la chanteuse et certaines rédactrices de cette revue, tu l'auras compris (par l'entremise de l'organisatrice des orgies 'Candy Bitch', notamment).
Le cd est pratique dans le sens où il est facile à trouver dans le commerce et qu'on peut le dupliquer sans trop de problèmes.
Mais le plaisir est moindre.
Il y a plein d'albums que je rachète en vinyle alors que je l'ai déjà en cd, et là c'est génial. je pense à des albums comme le IV de Led Zeppelin ou le In Rock de Deep Purple. Il n'y a pas photo. Le son est plus riche, plus chaud et on a l'impression d'avoir affaire à un album de remixes!
Sinon pas loin de la Belgique, il y a le Rockmitaine, rue des Postes à Lille. J'y fait régulièrement mes emplettes et on y retrouve de tout, j'ai récemment trouvé Brighter than Thousand suns et le maxi Money is not our God de Killing Joke, une floppée d'albums de Mike Oldfield, des vieux Wishbone Ash, Van Halen, Queen, Rainbow, Thin Lizzy à bon prix et en excellent état. Le proprio est un punk et sa collection de disques de ce style est impressionnante, bien que je ne sois pas connaisseur. Il m'a conseillé un album du groupe allemand Rabauken, et je dois dire que c'est pas mal.
Je comprends que tout le monde ne puisse pas l'aimer, Diamond, mais j'ai beaucoup de mal à me passer de l'écouter... La face B, surtout, avec la monumentale Coffee Club.
Je trouve les Pet Shop Boys et certains Human League autrement plus kitsch, entre nous.
Et D.A.F. plait souvent aux métalleux, oui... Front aussi, d'ailleurs.
Grandis un peu enfant !
Même la grippe porcine a pas voulu de toi alors, curieux...
Qu'est-ce qui est honorable pour toi en musique? Tu critiques beaucoup sur ce site, mais on ne sait jamais ce que tu aimes, au fond... à part critiquer Jérôme Delvaux!
Penses tu qu'un magazine si reconnu se permettrai de mettre en ligne un truc pourri juste par copinnage?
A l'heure actuelle, je ne vois que toi qui fait des montagnes avec les groupes Belges, dont tu es copain, et qui generalement plus que mauvais !
Mais bon on ne peut rien ta culture musicale ne te permet pas d'avoir un bon oeil critique... en eneral tu ne fis que répèter ce que tu lis ou ce qu'on te dit.. totalement incapable de te fire ton propre jugement !!
Bien sûr que non.
(rhohohohohohohahahahahahahoho)
Didi, t'as pas l'air bien méchant mais t'as certainement pas inventé le fil à couper le beurre hein toi. Hahahahahahahaha !
S'il est vrai qu'un vinyle sonne mieux qu'un CD 'première génération', ce n'est plus nécessairement vrai par rapport aux albums remasterisés que l'on trouve aujourd'hui sur le marché.
Entre un Let it Bleed remastérisé par ABKO en 2004 et son pendant vinyle (même d'époque), il n'y a pas photo. Enfin, je trouve...
Idem en ce qui concerne les Judas Priest, Black Sabbath, Who, Fleetwood Mac, Clash ou autres Led Zeppelin, pour ne citer que quelques exemples.
Also I have been looking at the images of the destruction in Japan - terrible! All are prayers are with them.
Thanks