| « Celui qui évoque un temps que les moins de quarante ans ne peuvent pas connaître | Celui qui découvre un site hostile au plus surestimé des groupes belges actuels » |
Celui qui narre le récit d’un vendredi soir presque comme les autres dans le Brussels by night

Ce fut une soirée bruxelloise bien mondaine, vendredi. J’avais convié Raphaël (pas le petit chanteur play-boy français, mais le nôtre, celui de Graceland) à aller voir le DJ set d’Agent Palmer, alias Serge Coosemans (la photo ci-dessus), au Café Central. Nous nous sommes d’abord retrouvés au DNA où nous avons croisé rien de moins que Jock McDonald, le très stylé chanteur des Bollock Brothers. Il nous a expliqué que leur concert prévu à Lokeren avait été annulé car l’organisateur craignait une rixe en backstage avec les Sex Pistols (Johnny Rotten et Jock se sont bagarrés récemment, en Irlande). Il nous a aussi parlé de son affection pour notre Ponpon national et, plus étonnant, nous a dit être très fan de Starving (dont la chanteuse était attablée un peu plus loin). Je l’ai ensuite complimenté pour le choix de son costume et nous avons pris congé de lui.
Au Central, Julien de Montevideo, que j’avais invité, m’a fait la surprise de débarquer avec deux membres d’Eté 67. Bonne surprise au final, puisque le très grand bassiste blond (très grand en taille) Nicolas Berwart s’avère être un type sympathique, humble et ouvert d’esprit. Même s’il m’a dit trouver insultante l’étiquette de « variété » que je leur accole, il m’a expliqué que des critiques négatives de leur musique (souvenez-vous de la mienne) leur permettaient souvent d’avancer bien davantage que des articles élogieux et complaisants.
En arrière-fond, Coosemans passait beaucoup de vieille house de merde, mais aussi de temps en temps un bon disque (je me souviens d'Isolation de Joy Division, de Boys keep swinging de David Bowie et de Pretty vacant des Sex Pistols) tout en se battant avec la table de mixage (face à laquelle il semblait aussi perdu que devant les instruments de bord d'un Boeing). Vers deux heures du matin, il avait réussi à saboter le matériel, le son était devenu atroce et un baffle grésillait de manière inquiétante (à force de jouer avec tous les voyants lumineux dans le rouge, ça devait arriver). On a donc pris la fuite direction le DNA. L'ambiance y était toute autre (plus rock, moins snob) et on a eu droit à une très belle prestation de la part du DJ local, qui passait sans complexes d'Iggy Pop à Elvis Presley ou de Nick Cave & The Bad Seeds à Johnny Cash reprenant Depeche Mode. Une simplicité tout simplement payante dont certains auraient raison de s'inspirer...
2200 commentaires
Très honnêtement, je ne pense pas qu'il aurait le courage d'accepter de relever le défi...
Saboter le matériel ? Les conditions techniques pour le moins olé-olé du Central sont célèbres dans toute la galaxie noctambule bruxelloise. Question de surtension dans le contrôle des masters. T’as le verdict définitif facile, te manque encore l’argumentation fondée, grand idiot.
Le reste sur mon blog, il y a beaucoup à dire de ce public –dont tu fais partie, Jérôme, malgré ta volonté d’individualité prononcée- pour qui une sortie réussie est une sortie bercée au son de disques connus par coeur…
booze et putes à Hyères
la noche ,la noche made in Brusellas
Que de verve ,chers Delsemans et Coovaux
C’était aussi le cas d’une partie du public, oui. La soixantaine de personnes là pour danser était majoritairement jeune, internationale, genre Erasmus et stagiaires UE. Le genre à vouloir des trucs connus, de la pop. Le genre qui m’emmerde, en fait. D’où parfois décalage entre mes envies et les leurs mais de là à parler de léthargie sur le dancefloor, houlala, comment que t’exagères… comme à ta sale habitude…
Tu crois que j'aurais fait fureur au central, ...
Si tu sais m'avoir un créneau horaire un de ces 4 je pourrais ptetre lui montrer ???
Pour ce qui est de la prestation de Bronson dans le cockpit du coucou boiteux, je pense qu'il eut été plus logique de diminuer le master de la table de mix (qui était à fond) et d'augmenter un peu l'amplification... Mais il y a probablement un soucis technique pour en arriver à un son si agonisant sur une seule et unique enceinte.
De fait il fallait être bien frais encore quelques fois pour deviner ce qu'on passait, je n'aime pas les classiques de la house mais Hot Chip, les Stanglers, Joy Division donne fort envie de boire d'autres pintes fraîches.
Le mixage était bon je dois avouer... la playlist sympa...donc bon...
Voila pour mon avis !
Ton problème, Jérôme, c’est que tu espères voir ici gonfler une polémique qui n’a aucune raison d’être, si ce n’est qu’il est de bonne guerre de tenter de me ternir et de me moquer après tout ce que j’ai pu te balancer sur la tronche au travers de tes blogs spécialisés dans le non-évènement et la critique mal argumentée.
A quelques nuances près, je partage ton point de vue sur le fait que le but DJ set est de faire danser les gens mais je défends aussi le droit de ne pas succomber aux attentes faciles d’un public musicalement peu éduqué. 4 heures de rock pop quasi radiophonique, je peux très bien le faire et cela m’emmerde. Cela fait 20 ans que j’aime la house et 15 que j’écris dessus, quoi d’étonnant à ce que je tente de partager cela ? Parfois ça se passe très bien (lors de la Nuit Blanche), parfois ça coince un peu (vendredi). Cela fait-il de moi un DJ pitoyable et pistonné ?
Non, ça me fait vivre l’expérience d’un blocage d’une certaine partie du jeune public envers l’electro historique alors que Daft Punk, Tiga ou Justice sont encensés par ces mêmes gamins.
Il y a des choses à écrire là-dessus, probablement de bons articles, même… Par contre, c’est un peu court pour noircir au feutre à caca ma carte de visite, vu que ça arrive continuellement, même à de bien meilleurs et plus célèbres confrères des platines.
@Chapeau
« Il faut préciser que ce Coosmans n'a joué au Central qu'à cause de l'indisponibilité de DJ Gump. C'est un remplaçant de dernière minute, pistonné. Il n'aurait jamais joué là en temps normal. »
Tu sais trop de choses, toi. Tu devrais te lancer comme cartomancienne à la Foire du Midi.
C'est de bonne guerre mais pas franchement exact par rapport aux faits.
Ce que tu as passé faisait fort club house 90's. Ca m'a donné l'effet d'entrendre des molesses vintages.
Mon avis est peu objectif car je n'aime pas la house.
Sinon pour le reste c'était une bonne playlist malheureusement capotée par un problême technique.
Je n’irai toutefois pas jusqu’à dire que tu étais plus à ta place chez Spirou que derrière un DJ booth. Quand tu mixes du rock, les choix sont pertinents et ça bouge bien. D’ailleurs, j’ai même dansé sur les Stranglers et les Stooges.
Effectivement, un "avis peu objectif", Raphaël...
"Brilliant… If Ziggy Stardust made house music, it would sound like this." - Vogue
Et puis quoi encore ?
T’as le droit de ne pas aimer, hein, c’est pas ça. Reste que pour un pseudo-critique qui se la pète avec Cabaret Voltaire et Front 242, rejetter ça, ça revient en fait au même à dénigrer le punk au profit du progressif. Bref, il existe une version électronique de Marc Ysaye, ça s’appelle Jérôme Delvaux.
Est ce qu'il y a aussi une version électronique de Ponpon ?
Mais toi, pas de doute, une grande carrière de DJ s’ouvre à toi... à la Démence.
Dans le temps, Nicolas Deckmyn sur Radio Crystal et Radio Campus.
« Une grande carrière de DJ s’ouvre à toi... à la Démence. »
Woula, les grosses feintes de beauf crypto-homophobe…
Je suis assez mal placé pour dire quoi que ce soit de pertinent vu que je n'étais pas là et que je ne connais pas les tracks électro dont parle Serge (j'irai les écouter, histoire de voir ce que ça donne, ça c'est sûr), mais je suis assez amusé de voir qu'on a beau critiquer à donf et avoiner sur tout et tout le monde, et que soi-même, on n'est pas toujours disposé à recevoir la critique d'autrui.
Dont acte.
Ca donne l'image du pâtissier pestant contre une autre pâtisserie au bout du village où les éclairs au chocolat sont moins frais.
Ce que je maintiens par contre, c’est que vous êtes très mal placés pour avoir un avis pertinent sur la house. Et qu’on ne peut raisonnablement pas parler de « léthargie dancefloor » simplement parce qu’une demi-heure electro a été accueillie fraîchement sur un set de 5 heures. Sinon, pour les problèmes techniques, je me souviens aussi d’un Yuri Lewitt ayant rencontré exactement les mêmes il y a 3 ans. Et Yuri et l’un des meilleurs dj’s de Bruxelles, donc ça arrive et puis basta…
Note que le problême peut venir AUSSI de l'ampli...
Mais voyant le potard au maximum sur la table elle même, avec les diodes en rouge... J'ai plutôt penché (à tort ou à raison) pour une compréhension esthétique des voyants lumineux plutôt que pratiques.
Donc, ici, c'est la machine à kawa où taper la discut entre deux stress...
MORT DE RIRE, Raphael !!!
Il sait vraiment pas employer une table de mix, le Coz ??
Mais le problême est que le son " crachait comme un dragster " sur l'enceinte de gauche, tandis que la droite était déja hors service.
Voyant la table dans le rouge, ouille... " c'est probablement que Serge a voulu faire pour un bien en mettant le signal du master à fond de cale " je me suis dit.
Si c'est le cas, le materiel est surement à l'heure qu'il est sur le comptoir du service des réparations.
Ceci dit, j'espere avoir tort !!
Ben justement, l'ambiance est plus ENCORE plus sympathique quand le son est honnête, là c'était la guerre.
Ceci dit j'ai passé une bonne soirée avec du noise improvisé ;-)
C'est fou ce que le materiel d'aujourd'hui est peu robuste !
avant, c'était autre chose !
hihi
Yoko ?
United ?
des marques de prestiges !
Mais pas plus d'une ou deux fois sur l'année, je n'ai vraiment commencé à faire pousse-disques un poil plus régulièrement qu'en 2000.
Ca m'est deja arrivé de mixer sur du matos pourrave, et quand cela arrivait et bien c'est a ce moment que le mot A DA PTA TION prenait tout son sens, ...
Tu diminue le potard du master pour avoir un son correct plutot que de vouloir jouer au megawatt et bousiller les tympans des clients, ...
Mais j'y pense ,ptetre que dans son casque tout se passait bien, ...
toi par contre tu n'en manque pas hein, t'as une omnium "look et coiffure" ???
Canon, plomb, ... J'aurais plutot parlé de boulet, ...
pour la bande à delvaux, je vous conseil les jeux d'hiver ou le dirty...
Qu'est ce que ça va être pour la Boutik rock à suivre, dés demain sur le www.radiocampusbruxelles.org et/ou sur le 107.2, 20H - 22H30 , du 20 au 24/02 (thanks pour la pub, ami Jérôme),
Le suspense est à son comble, Etron fera t'il de l'air-guitar dans les sets des autres, Jérôme se fera t il accréditer?
Pour en revenir au Central: vous évoquez bien ce faux club jazz dans le carré bruxellois, self service, bierre à 2euros, barmen tronches de cake? Le tout appartenant au boss du Belga, non?
Même topo qu'au belga:
Tranche de hype à emporter au comptoir et orgamus-kids sur la piste?
Alors, je dis plutot cool la liste au Cozprano. Au diapason du public: pointu, kompakt et ventilant large.
Hercule et sa love affair; en effet: de la bombe grâce à ze voice: Anthony ( dans le genre gayfriendly avec la même crooneuse: Brook avait fait mieux en 2006).
Et le reste: faut-il du bon matos pour passer du T Rex, Sranglers et B Boys, en décor sonor? pas certain. Parlez nous du cachet...et du plaisir ( vu l'endroit, je suis partant pour que le DJ se fasse plaisir)
Le reste, la vraie électroniK, vendredi, elle était à deux pas du Central, à l'AB: l'Iceland Airwaves (Olafur Arlands, Seabear, Johann Johannsson)pour ceux qui dansent nordique
Il me semblait bien avoir reconnu le trans Antony (sans "h", je crois) de Antony & The Johnsons. Dans ce cas, je persiste et signe : ce type est le nouveau Marc Almond, en encore plus maniéré. Sauf que la musique qu’il y a derrière, c’est du Dave Ball en cent fois plus gay. En bref, votre truc est à l'electro ce que Judas Priest est au hard rock...
j'adore !
http://clement.blogs.com/thomas_clment/2008/02/mettons-enfin-u.html
http://casacosmani.blogspot.com/2008/02/celui-qui-fait-un-coup-pipi-dans-le-bac.html
Entre un Rick Astley revenu d'un camp de rééducation nazi-rock qui lui a collé du celophane sur la tronche pour empêcher les éruptions acnéiques tardives (Delvaux, le sac à malices - jeu de mot) et un ersatz d'Olivier Monssens gonflé au co2 de pompe à bière vêtu en chanteur de Madness, pour ma part, je sais vers qui je me dirigerais pour tailler une bavette et écluser.
C'est pas le facies (photo 2; 2ème rang) du pitbull sous valium qui a gardé les stigmates de son coup de boule à la Pierre Richard qui paiera la tournée-flochette à 7h00.
Delvaux sac à merde et en plus c'est trop cher pour la finition (même si ça se vend avenue Louise).
à vous de me montrer ce bel exemple... :0)