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Celui qui devient presque un habitué des Soirées Cerises

"On dirait la rencontre de Blondie et Niagara, mais c'est marrant". (Michel Preumont)
Ixelles, dimanche 26 avril. C'est avec une joie non-dissimulée que je franchis la porte du théâtre de la Flûte Enchantée. Il s'agit de ma première sortie depuis mon emménagement à Woluwé et je ne suis pas mécontent d'abandonner pour quelques heures les affres du déballage de caisses (il y en avait près de nonante en tout !), du rangement et des aménagements divers de ma nouvelle demeure. Je suis accompagné pour l'occasion par un de mes nouveaux voisins : Stéphane de Sound XS, qui a joué dans cette même salle deux semaines plus tôt (souvenez-vous du compte-rendu, ici) et fait déjà figure d'habitué des lieux. Au menu aujourd'hui : une Soirée Cerise avec Plastic Think en apéritif et Milk en méga supra tête d'affiche.
A peine arrivé, le célèbre bookeur Moisse me tombe dans les bras. « On ne s’embrasse plus ? », qu'il me demande, voyant que je lui tends la main. Allons-y donc pour un bisou. Il me dit que Milk lui rapportera sans doute plus d'argent que Joey Starr sur la durée. Aline (la photo), la chanteuse du groupe, vient ensuite m'accueillir ; elle pensait visiblement que je n'étais pas sérieux lorsque j'ai annoncé ma venue sur ce blog. Elle m'explique qu'elle ne vient pas vraiment du Borinage, mais du Centre-Hainaut ; ça change tout ! Une ou deux vannes bien senties plus tard, je me retrouve à jouer au barman pour palier à l'absence de la demoiselle assignée à cette tâche, partie conter fleurette on ne sait où. On n'est pas à une facétie près, ce soir, l’ambiance est archi décontractée... Et voilà déjà que la cloche retentit : il est 20h pile et Plastic Think entre en scène.
Plastic Think, c'est le nouveau groupe de Géraldine Buxant, l'ex-chanteuse de Michel Drucker Experience. A ses côtés, on retrouve un guitariste et un bassiste, qui chipotent aussi des synthés et un laptop. La musique qu'ils jouent peut être décrite comme une sorte de pop lounge, down-tempo, avec des emprunts à la folk et au trip-hop. Jean-Christophe « Mr. Soup » Poncelet, installé à côté de moi, établira un parallèle intéressant avec l'univers de Sade (la chanteuse anglaise, pas l'écrivain pervers). La voix de Géraldine est, en live, d'une sensualité désarmante et certaines des nappes électroniques ne manquent pas de charme non plus. Tout n'est pourtant pas encore parfait, loin de là. Il y a une certaine naïveté et quelques approximations ; l'on sent bien qu'il s'agit d'un de leurs premiers concerts dans cette formule. Comme lors de la prestation de Sound XS début avril, on regrettera aussi que la sono soit réglée si bas (sur demande de la police, dixit monsieur l'organisateur).
Et Milk alors ? Je sais que vous êtes nombreux à espérer que je vais à nouveau les dézinguer, comme je l'avais fait après la sortie de leur premier album. En vérité, je me suis bien amusé durant ce concert. Et je ne dis pas ça parce que la chanteuse m'a dédicacé une chanson (un truc avec « Pourquoi tu ne m'aimes pas ? » dans les paroles), mais simplement parce qu'il faut reconnaître que le set était rafraichissant, énergique et… drôle. Drôle dans le sens où Milk est un groupe à voir avec un certain recul. Pris au premier degré, certains passages sont franchement pathétiques (quand Seb Préaud chante, au secours !), mais l'énergie qu'ils communiquent est positive. Ils s'amusent comme des petits fous sur scène et ça se voit, ça se sent. Les tenues glam/kitsch, les poses, le choix d'une chanson de Jeane Manson (Faisons l'amour avant de nous dire adieu) comme intro, ou encore celui d'insérer un extrait de This is the sound of C. de Confetti’s au milieu d'un morceau d'électro à la guimauve, tout cela témoigne d'une forme d'autodérision plutôt sympa. Ce sont de vrais entertainers ! En fin de set, je n'ai d'ailleurs pas pu résister à l'envie d'aller danser devant la scène, à côté des quelques fans hardcore du groupe, dont certains avaient fait le déplacement depuis La Louvière, Boussu et Nimy.
Je m'en voudrais aussi de ne pas faire mention de la prestation quatre étoiles du batteur, Hervé Tricot. Ce mec assure grave !
C'était ma deuxième Soirée Cerise et je pense bien qu’il y en aura d’autres… D'autant que l'organisateur va proposer à Etron de s'y produire dans un futur proche. Oui, Etron, vous avez bien lu ! Les voisins du théâtre peuvent commencer à trembler !
Crédit photo : (c) Fabien Dieu (merci Mbokani).
UPDATE : Un autre avis circonstancié, par Michel Preumont, est disponible sur le site Concerts Review.
358 commentaires
Cela me fera plaisir de revoir Charles Bronson. :-D
Ensuite, ils se retrouvent à 2-3 dans de petits cafés ou salles myteux et se prennent peut-être pour des rois parce que 2 personnes leur parle.
Mis à part ça, la starification est bien pâle!
Je préfère par contre être à la place de certains "petits" groupes qui jouent toutes les semaines et souvent devant plusieurs centaines de personnes. Au moins eux, non seulement ils s'éclatent sur scène, mais en plus ils ont déjà plus de raison de jouer à ces petits jeux.
Bref, je dirais comme Micheline, regardons les faire à quelques mètres de distance, et rigolons bien d'eux, ils ne s'en rendent même pas compte (Mr Delvaux compris) hihi.
Je ne suis pas un observateur moqueur et je prends un réel plaisir à lire et participer bien modestement. Par contre, là où je te rejoins complètement, Benny, c'est sur le fait qu'un "petit" groupe aurait tort de se priver de donner et prendre du plaisir devant quelques centaines ou dizaines de personnes. Je trouve la critique de JD assez juste, le monde manque cruellement de seconde degré.
Puis Jérome commence a se plier a l'inévitable conclusion que les pruneaux, c'est tres bien pour la scene Bruxelloise, aussi bien pour les artistes qui ont l'occasion de jouer un truc quand meme assez différent de la norme, que pour le public qui a l'occasion de faire des belles découvertes et rencontrer des gens tres intéressants.
Tout le monde y trouve son compte finalement. Blogs, artistes, organisateurs... Et tout ça, non sans une certaine connivence de bon aloi. Elle est pas belle la vie ?
Ce n'est pas typiquement bruxellois. Demande aux mecs qui écrivaient sur le rock dans des fanzines photocopiés, à New-York ou Londres, à la fin des années 70... Internet amplifie encore le truc.
(Et là, Serge va nous pondre trente lignes sur le sujet).
"regardons les faire à quelques mètres de distance, et rigolons bien d'eux, ils ne s'en rendent même pas compte (Mr Delvaux compris)"
On rigole nous aussi de pas mal de monde, faut pas croire…
"faut-il faire autant de cas de la présence d'un bloguiste à un concert lorsqu'on est un artiste, c'est un peu la question que je me posais..."
C'est de bonne guerre.
"Jérome commence a se plier a l'inévitable conclusion que les pruneaux, c'est tres bien pour la scene Bruxelloise"
Oui, ce n'est pas faux. Mais ce qui me séduit le plus aux Soirées Cerises, en plus de la programmation audacieuse, c'est l'ambiance très cool qui y règne (même si j'ai lu sur Facebook que ma présence avait rendu « électrique » celle de ce dimanche-ci !).
Exemple : La relation d'amour vache que Coosemans a initié vis-à-vis de Jérôme.
Serge ricane quand Delvaux ose se comparer aux fanzines new-yorkais ou londoniens des grandes années du fanzinat. Et puis Serge trouve toujours Yu aussi proportionellement inversément pertinent à son immense prétention de merdeux suicidaire et réac, c'est dire l'étendue des dégâts.
Comme l'a dit Fred à un moment : si on les gêne, on peut sortir.
Il touche plus de lecteurs (et toi aussi).
alors quoi, den Delve ?
Déjà, cela reste à prouver.
Ensuite, t’es gentil mais ici, c’est le blog d’un prétendu roi de la nuit qui fréquente principalement un bar rock assez routinier, des soirées goth quasi familiales et des concerts de groupes qui parlent de lui. Et mon blog, c’est celui d’un mec qui kiffe le cinéma des années 70, la lecture et les groupes méprisés comme n’étant « que hype » par ceux qui préfèrent la cinquième zone du rock belge.
Alors t’es vraiment gentil, gentil au sens neuneu, mais je ne vois pas en quoi c’est comparable aux fanzines de 1979 qui se faisaient vecteurs d’un mouvement artistique et social alors majeur, d’idées neuves, d’implication artistique autrement plus maîtrisée que des posts grattés sur un coin de table.
Faut arrêter ce délire avec les blogs, Jérôme Delvaux et ma pomme : c’est grotesque d’amplifier à ce point ce que branlottent deux mecs qui s’emmerdent devant leur écran. Lis mon blog en bouffant ta sousoupe du midi au bureau si ça te chantes. Maintenant, si tu veux rester un truc sur lequel rester calé, il y a Proust et c’est vachement plus intéressant.
Milk a dédicacé son set complet à JD, ce qui a eu le don d'énnerver une bonne partie de la salle. Au début du troisième morceau, deux rangées de sièges étaient arrachées et une bonne moitié de la salle se tapait sur la gueule. Sébastien (bassiste) a dû éviter quelques bouteilles vides tout en essayant de prendre des photos de la scène.
Quelques personnes ont même essayé de bouter le feu à une nana qui avait osé applaudir. Après 20 petites minutes de joyeux bordel, JD a rejoint Milk sur scène pour mettre fin au concert en chantant "Et j'ai crié, criééééééé Aline, pour qu'elle revienne...". Alors que cette dernière s'était réfugiée dans les loges avec Michaël (guitariste) pour snifer une ligne de sucre impalpable.
Hervé le batteur, à saisi l'occasion pour calmer le jeu en invitant JD à danser un slow rythmé par la douce voix de Jane Manson. Je n'ai malheureusement pas pu assister à la suite. Les voisins ayant coupé le courant dans l'immeuble, nous avons été priés de sortir. Au moment de quitter définitivement le porche d'entrée du théâtre, JD signait des autographes à la chaîne tandis que l'organisateur tentait de calmer les forces de police.
Recensie hier une x
http://exprof21.blogspot.com/2009/04/plastic-think-milk-soiree-cerise.html
Comme c'est maintenant là sur son blog, c'est correct et j'en ai rien à foutre, même si c'est un tissu de mensonges.
J'estime sinon avoir répondu à ses questions.
Du maché, bouffé, vomi de "mauvaises références" musicales, une voix sans âme, des attidudes "mal surjouées", un pseudo look à la. Enfin, indescriptible.
Second degré,??? je vous crient non. Ils sont mauvais. C'est tout.
Et c'est pas pour blesser delvaux, c'est pour vous faire ouvrir les yeux, et les oreilles. Je compreds pas.
Les meilleurs groupes sont souvent ceux qui déclenchent l'acharnement.. dans un sens ou dans l'autre !
Dans ton cas tu semble les détester ;-)
J'ai vu Milk aux Francofolies de Spa et j'avais beaucoup aimé, était il dans un bon jour? En tous les cas les avis sont excessifs et ça, j'aime quand un groupe arrive à déclencher tant d'animosité ou de passion !
Me vient alors une question.. Pourquoi vas tu voir un groupe que tu n'aime pas? Aller à la flûte enchantée un dimanche.. il faut vraiment le vouloir !non?
Possible effectivement !! A sa place je me serais tiré pour me regarder le bon film de TF1 du dimanche soir
;-)
J'accompagnais une voisine du lieu en question. je comptais passer un moment avec elle, dans un lieu qu'elle aime particulièrement. Et ignorant les invités, je me suis pris ce "spectacle" en pleine face. C'est vrai que ça déclenche des réactions extrêmes les mauvais groupes. On en a encore parlé et ri la même nuit. Quelle soirée, quel désastre.
Maintenant, le lieu est particulier, et me plaît assez.
concerts !"
Bin ça se confirme là :)
génial. Et bien, 2 rues plus loin, elle aime bien.
J'adore. je m'aventure sur un blog, je me défoule pour la première fois sur le net, et je me rends compte que je suis devenu aussi ridicule que vous. je me prends la tête, et m'entête avec un écran et des "blogger". Pauvre de moi, et de nous. voilà, j'ai donné mon avis, et merci pour les doutes. Pour teminer, à toutes les personnes qui aiment la bonne musique, évitez la même bétise que moi. Renseignez vous avant de payer l'entrée, et éviter de lire et participer aux blogs, ça rends idiot:)))
Je ne viendrais plus poluer vos jolis rêves. Bon amusement, et stimulation;)
Et boycottez les mauvais groupes comme milk;))))))
pas à l'orthographe apparemment.
L'infrastructure est plus que limitée
> pourquoi choisir un lieu plus vaste, donc plus cher à la location, si le public sera limité en nombre ?
les horaires peu adaptés
> adaptés à quoi ? Aux vôtres Micheline ?
et l'isolation acoustique totalement absente.
> Cette remarque est également valable pour les organisateurs de festival en plein air.
Bon après-midi.
L'endroit en lui-même est charmant et correspond parfaitement aux groupes ou artistes qui s'y produisent.
Les festivals en plein air ne se tiennent pas chaque dimanche soir.
Pour ce qui est des horaires, on est d'accord.
Je me demande ce que ça va donner avec Modern Cubism. Ca m'étonnerait que Messieurs De Meyer et Mélot se contentent d'un son "moyen".
1. C'est disponible - y'a pas beaucoup de salles qu'on peut louer régulierement a BXL
2. C'est cheap - sans entrer dans les détails, le staff est bénévole et les frais sont modestes. Ca permet de couvrir les frais avec les entrées et de proposer la solde aux artistes comme cachet.
3. L'isolation accoustique n'est pas aussi merdique que ca, mais faut aussi se rapeller que les flics deviennent tres - err - "rigoureux" avec les organisateurs de concerts. C'est un gros probleme pour d'autres lieux aussi, dont le D.N.A. On se demande si y'a pas une pression politique derrierre...
4. Le dernier groupe que j'ai vu aux SC et au DNA avait un meilleur son au SC. Quand on a un public assis et qui écoute au lieu de charcuter (=> pas dans un bar), y'a pas besoin d'etre fort pour combatrre le charabia.
5. Plusieurs artistes s'adaptent a l'endroit et font un set plus "accoustique". Ca donne souvent tres bien.
6. Bonne qualitée de son et gros volume ne vont pas toujours ensemble.
Pendant le set de Plastic Think, je n'aurais pas osé lacher un pet.
L'idée d'un set acoustique ou plus intimiste me semble par contre très intéressante en effet.
PS: Mr Delvaux, on ne dit pas "palier à" qqch, mais bien "pallier" qqch (c'est transitif).
Que pourrait faire un ingé son sur le matériel mis à disposition ?
Le public n'est pas dupe non plus et comprend bien qu'on n'est pas l'AB.
Les voisins ont par contre beaucoup plus de mal à comprendre on dirait.
Faudrait peut-être leur offrir un pass gratuit pour la saison.
LOL! Pas du tout - ceux qui pensent qu'ils savent ce qu'ils font sont trop arogants pour les SC. Reste ceux qui s'en fouttent et ceux qui savent pas. SC, c'est l'inconnu.
"Que pourrait faire un ingé son sur le matériel mis à disposition?"
J'ai posé la question la derniere fois, et j'ai eu une réponse somaire, mais détaillée. (Merci Francois)
"Les voisins ont par contre beaucoup plus de mal à comprendre on dirait."
C'est bizzare que y'a un an sans problemes, puis le harrassement commence - faut voir ca dans le contexte de ce qui se passe au centre ville aussi... Ca sent la politique...
"Faudrait peut-être leur offrir un pass gratuit pour la saison. "
A quel but? Pas assez ouverts d'esprit... Plutot qu'ils tirent le bouchon du cul et le mettent dans les oreilles. Si j'habitais le coin, je serais la tous les dimanches a tenir le bar.
En tous les cas : waaaaw ! Puissante votre came !