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Celui qui a vu Dieu, hier, au Luxembourg

A l’affiche : Steven Patrick Morrissey. Ou simplement Morrissey. Alias Mozzer. Alias Moz. Auteur, compositeur et interprète anglais. Homo refoulé, dépressif aux vues radicales. Asocial pathologique doublé d’un parolier brillant (cela va souvent de paire). Fait ses débuts en 1983 au sein du groupe The Smiths. Grosse influence sur la scène rock anglo-saxonne des années qui ont suivi. Lorsque le groupe splitte, se lance en solo (Viva Hate, 1988). A eu quelques problèmes dans les années 90 avec les tenants de la pensée unique et du politiquement correct. Fut accusé à tort de racisme à plusieurs reprises.
Première partie : Doll & The Kicks. Jeune groupe britannique invité par Morrissey en personne à tourner avec lui. Rock énergique avec des refrains efficaces. La chanteuse évoque un mélange de Gwen Stefani, Shirley Manson et Siouxsie Sioux. Le bassiste est un métis très sympa qui parle couramment français. Avons acheté un exemplaire de l'album (une auto-production, mais bien foutue).
Le lieu : La Rockhal, un complexe hyper moderne avec salles de concerts et centre commercial. Situé en plein milieu d’un site industriel assez sinistre, à Esch-sur-Alzette, au Grand-Duché de Luxembourg. L’adresse, symbolique, « avenue du Rock’n’Roll », n’est pas connue du GPS. Le parking n’est pas ouvert à l’heure prévue, obligation de trouver à se garer ailleurs. Les concepteurs du complexe n’ont pas pensé à prévoir un vestiaire. La salle où se déroule le concert est l’une des plus petites (capacité de 1.500 personnes, à vue de nez). La bière servie est de la Diekirch : chère et à peine comestible. Les Luxembourgeois boivent du champagne, avant, pendant et après le concert. Un restaurant assez chic est situé juste à côté de la salle ; cuisine moderne et raffinée, les noms des plats ont un rapport avec la culture rock. Difficile de trouver un café ouvert après minuit dans le centre de Esch. Lorsqu'on trouve finalement une brasserie, on nous y sert le Cointreau sans glace.
Accessibilité : De Bruxelles, deux heures trente pour l'aller, deux petites heures pour le retour (en roulant vite). Pour plus de confort, avions réservé un hôtel sur place.
Le public : Mélange hétéroclite de fans luxembourgeois, belges, français et allemands. On entend également parler anglais et italien. Trente-cinq ans de moyenne d’âge.
L’ambiance : Moins bonne qu’à l’AB en 2006. Les fans écoutent religieusement mais s’extériorisent peu. Quelques tensions lorsque certains dansent ou chantent un peu trop fort. Les chansons du nouvel album reçoivent un accueil mitigé. Une seule invasion de la scène réussie (mais le fan est maitrisé par la sécurité avant d’avoir réussi à toucher son idole).
Set-list : This Charming Man / Irish Blood, English Heart / Black Cloud / How Soon Is Now? / All You Need Is Me / How Can Anybody Possibly Know How I Feel? / Ask / I'm Throwing My Arms Around Paris / Girlfriend In A Coma / When Last I Spoke To Carol / Seasick, Yet Still Docked / Why Don't You Find Out For Yourself? / I Keep Mine Hidden / Something Is Squeezing My Skull / One Day Goodbye Will Be Farewell / Sorry Doesn't Help / Some Girls Are Bigger Than Others / The Loop / I'm OK By Myself // First Of The Gang To Die.
Appréciation générale du show : Bien. C'était le premier concert de Steven depuis sa maladie et il semblait bien remis. Bonne prestation vocale, belle énergie, groupe bien en place. Dommage le public un peu froid. 8/10
1339 commentaires
Morrissey on Robert Smith: "A fat clown with make up weeping over a guitar."
Tu ne sais pas entendre un do d'un si mais tu es fort pour le branding vestimentaire et le name dropping.
Il y a aussi les conséquences du clientélisme en Wallonie : les familles à qui le PS a fait avoir un emploi ou une maison sociale alors qu’elles n’étaient pas dans les critères (au détriment d’autrui, donc) se sentent redevables à vie…
Et étant quotidiennement en contact avec des néerlandophones à Bruxelles, j’ajoute que je constate ce matin que le fait que Michel Daerden soit recordman des voix de préférence en Wallonie ne redore pas le blason de cette région aux yeux de la Flandre.
Ce peuple est profondément pourri.
Reynders est un "winner" qui s'assume, selon le modèle sarkozyste. Ca ne passe pas très bien en Wallonie, où la loose est érigée en art de vivre. Au-delà de ça, quand il parle d’une gouvernance plus éthique et d’un travail revalorisé, cela irrite le Wallon de base, fraudeur et assisté, qui craint de perdre ses petits privilèges…
Reynders n'a AUCUN discours. Il se contente de tenter de calquer Sarkozy et de chicaner le PS pour se faire reluire mais c'est quoi, exactement, son programme?
Le même que tous les autres...
Donc, les gens préfèrent voter pour les autres, pour de mauvaises raisons certes mais aussi parce qu'il n'a aucune bonne de voter pour lui à proposer.
> Et toc.
Je profite ce ce post sur Morrissey (icône des années 80) pour t'annoncer la news:(Oui, je sais, c'est énorme).
Il y a un lien pour écouter le nouvel album de a-ha.
http://www.universalmusic.no/ecrm/aha/020509/
Il suffit de tapper une adresse e-mail (même bidon) dans e-post et ensuite, tu cliques dans la case en bas à gauche.
J'aimerais bien savoir ce que tu en penses.Ils reviennent à un son électro.(C'était prévu depuis longtemps).
The Bandstand (la première chanson) est tout bonnement énorme.Riding the crest est mal produite, elle est mieux live.
Steve Osborne et Mark Saunders entre autre, ont produit le CD.
J'écoute... C'est effectivement très électro, mais ça sonne moderne. Bonne surprise...
Moi aussi, çà m'a surprise. On dirait qu'ils se sont réveillés...J'y croyais plus!
Le numéro 5 est actuellement n°3 là-bas.
Toute cette controverse avait été créée à l’époque par une presse musicale sensationnaliste qui avait déjà encensé et brûlé Morrissey à l’époque des Smiths.
Ainsi, en 1984, ‘The Sun’, soi-disant réprésentant d’une ‘moral majority’ plutôt que tenant de la pensée unique avait tenté de ‘dénoncer’ les soi-disant ‘penchants pédophiles’ de Morrissey en se basant sur le texte de ‘Handsome Devil’.
En 2006 (ou en 2007) le NME a tenté de remettre à jour l’accusation de racisme époque ‘Your arsenal’ à l’occasion de la sortie de ‘Ringleader of the Tormentors’. Morrissey les a mis à genoux en les menaçant de poursuites judiciaires si ils ne s’excusaient pas, ce qui les a tout de suite calmés.
Il a, à l’époque, fait un brillant communiqué de presse où il dénonçait ce besoin de controverses pour augmenter les ventes…
Rien à voir donc avec les ‘tenants de la pensée unique’, mais tout à voir avec la recette bien connue de sensationnalisme et de boue lancée à la gueule pour gonfler les ventes…