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Celui qui se dandine sur un vieux remix de Bloc Party

Je n’aime pas vraiment Bloc Party. Toute la hype éphémère ayant accompagné la sortie de leur premier album m’a laissé totalement indifférent. Pourquoi diable fallait-il s’exciter à ce point sur ce groupillon braillard qui ne fait rien d’autre que de piquer des plans à Gang of Four et aux autres héros du post-punk funkisant ? Et pourtant, revu et corrigé par Phones (alias le producteur Paul Epworth), leur Banquet passe du statut de « peu appétissant » à « j’en reprendrais bien une louche ». L’homme derrière le succès des premiers Maxïmo Park, Futureheads et autres Rakes n’est pas qu’un ingé-son capable de récréer le son brut typique de Manchester circa 1979, c’est aussi un remixeur de génie. En injectant ces éléments électroniques, et surtout ce beat tonitruant, il est parvenu à faire oublier le manque d’originalité du morceau de départ. Remanié par ses soins, Banquet devient un imparable tube pour dancefloors, à mi-chemin entre le rock et l’electro. Bref, le track idéal qu’utilisaient les DJ chébrans courant 2005 pour passer habilement d’un rock dur et carré à des trucs plus électroniques et dansants. Moi, c’est bien simple, on peut me jouer ce remix à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, je me mets à faire des petits bonds sur place en mimant le jeu de guitare de Kele Orekere. Si on m'avait dit ça lorsque j'ai haussé les épaules en écoutant Silent alarm la première fois, je ne l'aurais sans doute pas cru...