| « Entre Laforge et moi, c'est le clash. | Lara Croft, ça ? » |
Bart 1, Belgique 0.

(Ceci est un tract de la N-VA datant de 2007, non retouché.)
Puisque vous attendez certainement de moi que je commente les résultats des élections législatives, allons-y. J’entends les médias parler d’une victoire écrasante et incontestable de la N-VA au Nord et du PS au Sud. En ce qui concerne le PS, c’est le cas en Wallonie, comme on pouvait le craindre, mais pas dans la circonscription dans laquelle j’ai voté, à savoir Bruxelles-Hal-Vilvorde. Ici, les résultats finaux se détaillent comme suit :
1. MR : 19,17%
2. PS : 16,74%
3. N-VA : 12,23%
4. CDH : 8,07%
5. Ecolo : 7,99%
(Les chiffres communiqués hier ici ont été corrigés car ils ne concernaient que les 19 communes de Bruxelles, et non l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde dans sa globalité.)
N’en déplaise à la RTBF et au Soir, le Mouvement Réformateur est donc toujours bien le premier parti dans la capitale. Il accuse, certes, un recul de 3,56% par rapport aux législatives de 2007, mais il garde le leadership grâce à un avantage d’environ vingt mille voix. Mon bourgmestre, Olivier Maingain, la tête de liste MR, réalise d’ailleurs le plus gros score de la circonscription BHV avec près de soixante-trois mille voix de préférence, ce qui le place loin devant les ténors socialistes bruxellois. Evidemment, ce sont des élections législatives et non régionales, et sur l’ensemble des circonscriptions francophones et au Sénat, c’est bien le PS, le parti de l’immigration non contrôlée et de l’assistanat à vie, qui l’emporte du côté francophone. En bref, Bruxelles fait ce qu'il faut mais la Wallonie nous tire une nouvelle fois vers le bas.
La faute à qui ? A quoi ? Je pense qu’il y a plusieurs explications. Le vote est obligatoire et les Q.I. à deux chiffres, appelons les comme ça, votent pour un parti auquel ils peuvent s’identifier. Or, la Wallonie est une région de plus en sinistrée, non seulement économiquement, mais aussi culturellement et intellectuellement. On y vote rouge de père en fils, sans réfléchir, parce que c’est un parti immobiliste qui encourage l’oisiveté, le chômage, la fraude sociale et qui a fait du clientélisme son fonds de commerce. On ne peut que le constater : le Wallon de base aime se faire prendre, de préférence à sec, sans vaseline, et il en redemande encore et encore. Les scandales à répétitions, les affaires de corruptions, de détournements de fonds, d’abus de biens sociaux et d’enrichissements personnels des élus, bref le Système PS, il s’en fout complètement. Car comme certains que je connais le résument très bien au sujet des Van Cau, Daerden, Donfut, Happart, Lizin, Mathot, etc. : « Si on pouvait, on f'rait l’même ! ». Ou quand l'immoralité devient la norme.
Mais le MR doit aussi faire son examen de conscience et confesser, en Wallonie, certains échecs. Didier Reynders, en premier, aurait dû faire un pas de côté après l’affaire Fortis et les scores moyens de 2007. Le Wallon de base a étiqueté une fois pour toutes le Président du MR comme « arrogant », un défaut qu’il ne supporte pas car cela lui rappelle trop sa propre médiocrité. Il n’aime que les profils bas, le Wallon de base, celui qui regarde RTL-TVI et lit La Meuse au premier degré. A Liège, Reynders se fait donc littéralement laminer électoralement par l’alcoolique Daerden et est même battu de peu par le mafieux Mathot. Il n'y a décidément qu'au cinéma que les bons gagnent toujours à la fin.
Confier à Sabine Laruelle la responsabilité de tirer la liste à Namur était une autre énorme erreur de Reynders. Je connais des électeurs indécis dans cette région qui ont envisagé de voter MR mais ne l’ont pas fait faute d’avoir pu trouver sur cette liste - composée essentiellement de seconds couteaux et de bras cassés - un candidat fédérateur avec des idées bien marquées à droite. Pour faire bref, il manque cruellement à Namur un franc tireur comme Alain Destexhe ou Denis Ducarme (qui étaient respectivement candidats à Bruxelles et dans le Hainaut).
Même remarque en ce qui concerne le Brabant wallon. Charles Michel est populaire à Wavre, mais de plus en plus d’électeurs libéraux commencent à comprendre que son père et lui n’ont rien à envier aux socialistes en matière de clientélisme et de petites combines. Leur rêve a d'ailleurs toujours été de s'allier durablement avec le PS. Résultat : le Brabant est la seule circonscription où le PP du populiste Modrikamen décroche un siège. A ce propos, j’espère simplement que les électeurs de ce parti sont bien conscients que tout ce qu’ils ont réussi à faire, c’est rendre le PS encore plus fort.
Enfin, le MR devrait sérieusement s’atteler à se positionner de façon ferme et définitive sur le plan idéologique. Est-il de droite, de centre-droit ou du centre ? Le clan Michel, avec le manifeste de Richard Miller pompé sur le programme du CDH, a clairement créé une brèche sur sa droite pour le PP. Pourquoi la direction du Mouvement n’adopte-t-elle pas ouvertement des positions beaucoup plus fermes et strictes sur des sujets porteurs comme la sécurité, l’immigration et la laïcité ? Quelques électrons libres du MR s’en chargent, mais Reynders a toujours été timoré sur ces sujets, les Michel encore davantage.
Il y a toutefois de bonnes nouvelles : l’extrême-droite est désormais inexistante du côté francophone, rayée de la carte, éjectée du Parlement, et Ecolo, le parti de l'Islam radical en Belgique, stagne à un score peu significatif. Ce qui ne devrait toutefois pas l'empêcher de faire partie d’une coalition islamo-gauchiste avec le PS et le CDH. Avec face à eux le nationaliste Bart De Wever, le nouvel homme fort de la Flandre, qui s’apprête de toute évidence à troquer Bruxelles contre un (bref) passage de l’homme au nœud papillon au poste de Premier ministre… L’ambition personnelle de cet arriviste manipulateur et assoiffé de pouvoir aura eu raison de la Belgique. Il faudrait en effet être très naïf pour penser qu'après avoir fait campagne contre la Wallonie profiteuse, feignasse et mal gérée personnifiée par Di Rupo (voir l'illustration), De Wever va lui donner les clés du 16 sans de très sérieuses contreparties pour les extrémistes flamands.