Catégorie: L'agenda beuveries
F.A.Q. (IV) : "Yû existe-t-il ?"

C’est une question qui revient souvent : Le chroniqueur Yû Voskoboinikov existe-t-il réellement ? Dans certains cas, l’interrogation est même plutôt formulée comme une affirmation, voire une accusation : Yû, le scandaleux, le trash, l'immoral, serait un de mes nombreux alias (sic). Cette éventualité semble obséder quelques-uns des haters de mon webzine en ce moment, c'est dire l'ennui dans lequel ils végètent.
Ce ne sont évidemment que des élucubrations (juré sur la tête de Flo !). Yû habite Paris et, à ma connaissance, il s’agit de sa véritable identité (son prénom, à prononcer You, étant un diminutif).
Cette obsession qu’ont les plus bornés de mes ennemis virtuels ne manque pas de m’étonner. Depuis que j’ai jadis eu recours à l’utilisation d’un pseudonyme pour publier sur l’un ou l’autre blog satirique (sans pour autant jamais chercher à faire mystère du fait que les textes étaient bien de moi), on croit régulièrement me reconnaître derrière chaque nouveau chroniqueur de Pop-Rock.
Dans le cas de Yû, je le prends pour un compliment vu qu’il s’agit d’un auteur immensément talentueux. Mais plutôt que de me fatiguer à essayer de prouver son existence (avoir juré sur la tête de Flo devrait suffir), j’invite les derniers sceptiques à venir assister au DJ set qu’il va réaliser à Bruxelles, au DNA, le 11 septembre.
D’humeur conquérante depuis son récent mix dans un pub de Brixton (voir l’édito de juillet de Pop-Rock), Yû a en effet accepté l’invitation de Raphaël Haubourdin (Graceland) d’assurer l’after-party de son prochain concert au DNA (avec également Texas Trauma, photo ci-dessus).
Et voilà comment, dans un même post, répondre à une F.A.Q. et annoncer la soirée évènement de la rentrée dans le petit monde du rock underground bruxellois. D'une pierre, deux coups !
Chauffeur de buzz

Le DJ set « battle » Jérôme (Pop-Rock.com) Vs. Fabrice (The Vogues), ça va se faire. Au DNA, début 2010. Le maître des lieux me l’a confirmé… J’attends qu’on se mette d’accord sur une date qui arrange toutes les parties. De préférence un samedi soir et après le concert d’un groupe qui dépote bien. Je vous communique la date définitive au plus vite.
Le Fab peut déjà commencer à trembler !
Un peu de pub pour le groupe de mon "adversaire" d'un soir : http://www.myspace.com/thevogues
----
Update : Le programmateur du DNA se montrant inflexible quant à la date proposée (il insiste pour nous faire jouer après un groupe que je n’ai pas envie de croiser), le set est annulé.
Entretien avec un vampire

Ce vendredi soir, je vais voir Peter Murphy à Gand. La dernière fois que je l’ai vu, c’était en février 2006, à l’AB, dans le cadre de la tournée de reformation de Bauhaus et ce fut un massacre total, un moment tellement enlevant que ça en avait frisé le surnaturel (j'en parlais ici). Cela reste aujourd’hui encore l’un des deux ou trois meilleurs concerts de ma vie (après David Bowie).
Déjà tout excité, ce soir, je suis descendu compulser mes archives à la cave, histoire de voir ce que la presse anglaise disait de Bauhaus à l’époque. C’est un luxe que je dois à Philippe Carly, qui m’a légué l’intégrale du NME de 1977 à 1984, ainsi que des caisses de Rolling Stone et Melody Maker des mêmes années. Je ne le remercierai jamais assez pour ça. Pour quelqu’un comme moi qui se mêle d’écrire sur la musique, c’est une source d’informations d’une valeur inestimable, n’est-ce pas ? Surtout qu'étant né en 1978, je n'ai naturellement pas vécu cette période en direct.
Je crois que si tous les chroniqueurs on-line pouvaient disposer d'une telle documentation, les articles de certains sites rock ressembleraient moins à Wikipedia meets Allmusic.com.
Le numéro ci-dessus date de mars 1982 et contient une longue et passionnante interview du chanteur par Paul Morley. Et quand je dis longue, ce n'est en rien comparable avec les standards de la presse musicale actuelle. A l'époque, dans le NME, l'interview du groupe ayant les honneurs de la couverture s'étalait sur quatre à cinq grandes pages (et en petits caractères !). Du coup, il m'arrive de passer des heures dans ma cave à disséquer de longs articles (parfois tellement longs qu'ils étaient publiés en plusieurs fois) sur Joy Division, Depeche Mode (qui n’avait pas droit qu’à des éloges !), Brian Eno, les Talking Heads, David Sylvian, Siouxsie et j’en passe… C'est une mine d'or !
Peter Murphy sera aussi à Charleroi samedi mais, puisque j’avais le choix, j’ai naturellement préféré opter pour une belle ville…
The first rule of Fight Club is you don't talk about Fight Club

Un nouveau club s’ouvre ce vendredi à Bruxelles, au K-Nal, avenue du Port (le dernier quartier en stade avancé de gentrification). Le concept a pour nom Fight Klub et se présente comme le nouveau rendez-vous mensuel de l’éclectisme arty et branché, un peu dans le même esprit que ce que proposait le Dirty Dancing. La charte de la boîte précise ce qui suit :
Chez nous, il n’est pas nécessaire (pour pouvoir entrer) de porter de vêtements particuliers, de faire partie d’un crew ou de connaître nos artistes musicaux et graphiques depuis trois ans. (…) Nous ne désirons pas savoir que tu es le fils de « … », que tu gagnes mieux ta vie que notre équipe ou que tu as l’habitude d’être considéré comme une personne (plus) importante (qu’une autre). Tes origines et ton argent ne nous importent pas (…), ces questions sont hors sujet dans l’art et dans la musique.
Habitués des Jeux d'Hiver s'abstenir, donc.
Sympa, non ? En espérant que les soirées ne se terminent pas en baston…
David Byrne joue les chansons de Brian Eno et des Talking Heads à Lokeren

David Byrne vient à Lokeren le samedi 1er août dans le cadre de sa tournée centrée sur ses collaborations avec Brian Eno. Au vu des set-lists qui circulent sur le net, il joue des titres extraits de leurs deux albums en duo (le premier, mythique, de 1981, et le second, très attachant, sorti l’an passé), mais aussi de la monumentale trilogie d’albums produite par Eno pour les Talking Heads entre 1978 et 1980. A cette époque, et en particulier à partir de Fear of music (1979), l’ex-magicien du son de Roxy Music était en fait devenu bien plus qu’un producteur pour le groupe new-yorkais : il en était le cinquième membre officieux, il participait à la composition, à l’écriture des morceaux et jouait de divers instruments en studio. Il s’agit incontestablement de l’époque la plus créative d’Eno, qui s’offrait en même temps le luxe de jouer pour David Bowie, de produire Devo et de sortir en solo des albums du calibre de Before and after science (1977) et Music for airports (1978).
Pour quiconque aime Byrne, Eno et les Talking Heads, ce concert aux Lokerse Feesten est donc un must. D’autant qu’il s’agit d’un des festivals les plus propres et les mieux organisés d’Europe. Et si en plus on vous dit que ça ne coûte que 20 euros…
:: Suivante >>
