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Frontdeuk live : review formatée

Permalien 15/02/10 16:51 , Catégories: Décadence en milieu urbain

J’ai revu Front 242 - ou frontdeuk, pour les habitués - sur scène vendredi (c'était pour moi la sixième fois). Je sais que j’ai souvent parlé d’eux, de leurs disques et de leurs concerts, ici ou ailleurs, je vous présente donc aujourd’hui cette review suivant le canevas formaté que j’avais déjà utilisé (ici) après un concert de Morrissey, un de mes autres grands chouchous.

A l’affiche : Front 242, groupe culte de la new wave belge, pionnier, dès 1981, de l’electro-body-music (EBM), une variante radicale et agressive de la musique électronique. Ils ont connu leur heure de gloire en 1989 avec le single Headhunter, dont la vidéo a été réalisée par Anton Corbijn (U2, Depeche Mode) et a tourné en boucle sur MTV. Ils ont été l’objet de nombreuses controverses, notamment en France où une certaine presse les accusa d’être un groupe d’extrême-droite (ce qui fut fermement démenti). Ils sont connus mondialement et continuent de se produire un peu partout à guichets fermés en Europe, mais aussi aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, en Russie, etc. Ils ont vendu entre 2 et 4 millions d’albums (le chiffre varie selon les sources).

Première partie : A Split Second, autre groupe belge ayant connu le succès dans les années 80. On se souvient surtout d’eux pour Flesh, un single paru en 1987 et qui, lorsqu’il fut joué par erreur en mode 33 tours au lieu de 45 par un DJ du Boccaccio, fut à la base de la création de la new-beat (le lieu et les détails relatifs à cette anecdote varient selon les sources).

Le lieu : Le Vooruit, une salle de concert - sold-out vendredi - d’une capacité de 1.200 personnes, située en plein cœur de la belle ville de Gand. De toute évidence, la disposition des lieux, l’acoustique et surtout l’ambiance « intimiste » de la salle (qui peut faire penser à celle de l’Ancienne Belgique, en plus petit) sont les conditions idéales pour un concert de Front 242.

Le public : Le spectateur moyen était mâle, néerlandophone, la bonne trentaine, bon buveur et avide de pogos virils. Mais l’on pouvait aussi se frotter dans la fosse à quelques spécimens de petits durs du Nord de la France (dont un black à casquette, chose rarissime à un concert de Front !) et, comme toujours, de femelles gothiques aussi avenantes que sexy. L’on a également remarqué aux abords des coulisses, entre autres people, rien de moins que Dirk Da Davo (The Neon Judgement), Len Lemeire (Implant) et Jock McDonald (The Bollock Brothers). Par chance, les sales gueules du noyau dur du milieu gogoth bruxellois n’étaient pas là.

L’ambiance : Excellente. Comparable à celle des derniers concerts à l’AB. Les fans ont bien reçu l’énergie transmise par le groupe. Le pic d'intensité a été atteint, de mon point de vue, pendant No shuffle.

La set-list : Je ne l’ai pas notée, ni retrouvée sur le net, mais je peux dire que le concert s’est ouvert par Shout it loud, suivi de la toujours très efficace Moldavia. En cours de set, ils ont joué Circling overland, ce qui n’arrive pas très souvent. Après Kampfbereit, le groupe quitta quelques instants la scène. Headhunter, U-Men et Take One ont été jouées en rappel.

Appréciation générale du show : Bien. Très bien, même. Front est toujours aussi efficace en live. Les membres du groupe, et en particulier ses deux chanteurs, Jean-Luc De Meyer et Richard 23, ont vraiment donné l’impression de beaucoup s’amuser. Le public le leur a bien rendu, donnant à ce concert des allures de grand-messe. 8,5/10.

Moins bonne note par contre pour A Split Second, son chanteur bouffi, son claviériste à tête de prof de philosophie et son guitariste qu'on n'entendait pas, qui ont tiré leur set mou du genou bien trop en longueur. 4/10.

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