Archives pour: Juillet 2009
Ecouter des disques est un plaisir, mais les acheter est encore plus passionnant.

J’ai fait une petite balade chez les disquaires du centre-ville, hier, avec tout d’abord une escale au Juke-Box, boulevard Anspach. Juke-Box, c’est cette vieille boutique de vinyles située juste à côté de l’agence ING. On y trouve de tout, souvent en très bon état. J’ai passé beaucoup de temps à fouiller leurs rayons new wave, electro-body et industrial, très bien achalandés, tandis que des quinquas bruxellois à la Bossemans et Coppenolle discutaient musique en écoutant un vieux Duke Ellington. Le jazz, ce n’est pas ce qui manque dans ce magasin, mais j’étais là pour tout autre chose. Du Public Image Ltd. ? Du Killing Joke ? Du Psychic TV ? Une première édition de Juju de Siouxsie & The Banshees en parfait état ? Je me tâte… Vingt-cinq euros, dites vous ? Finalement, je suis reparti avec un exemplaire original de Politics of pressure de Front 242 (voir ma chronique, ici), cédé pour quinze euros et dont le CD m’avait été dérobé après un set au DNA l’an passé. (Et je peux vous dire que Funkadhafi en vinyle, ça a carrément une autre gueule !).
We who are oppressed love those who fight against oppression and the oppressors... Brothers and sisters, it is with great honor and privilege that I present to you the leader of the El Fatah revolution... From Libya, our brother, Muhammar El Kadhafi.
(Mes voisins peuvent déjà se préparer à l’entendre très souvent faire trembler les murs, celle-là !).
Et puis j’ai fuit ce commerce où je pourrais dépenser l’équivalent d’un mois de salaire en quelques heures à peine et j’ai été faire un tour chez Pêle-Mêle, boulevard Lemonnier. (Je ne m'étendrai pas sur mon passage chez Rockaway Beat, où il n’y a absolument plus rien). Aussi curieux que cela puisse paraître, je n’avais jamais mis les pieds dans cette solderie, Pêle-Mêle. Et surprise, le vendeur au rayon disques est le bassiste d’un groupe cold-wave bruxellois bien connu que j’ai vu en concert au Bota récemment. J’émets quelques réserves au sujet de leurs accointances avec les milieux communistes militants et leur sympathie pour les CCC, mais j’apprécie leur musique (elle évoque beaucoup Bauhaus et les vieux Cure, mais c’est très bien joué). Le bassiste en question, par ailleurs l'un des héros du dernier (remarquable) bouquin de Théophile de Giraud, m'est en outre parfaitement sympathique. Il parle plus volontiers de sexe que de politique (c'est pas plus mal) et m’a confessé récemment être la cible de moqueries dans le milieu gothique à cause de son admiration sans bornes pour Duran Duran. Nous sommes donc faits pour nous entendre.
J’ai fouillé un petit moment dans les imposantes rangées de trente-trois tours pour y dégoter un vieux Live at the Sands de Sinatra (vraiment un disque magique !) et une réédition de Trans-Europe Express de Kraftwerk. Vingt euros pour les deux ? Emballez, c’est pesé ! Et j’ai en prime eu droit au sourire du crémier, tout émerveillé à l’idée de bientôt voir Peter Murphy sur scène à Charleroi et de, peut-être, je dis bien peut-être, en assurer la première partie avec son groupe. La demande est faite, il n’y a plus qu’à espérer qu'elle sera avalisée. C'est sûr, pour lui, ce serait l'Eden.
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