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Celui qui a des choses à dire sur la soirée de la veille et ne se prive pas de le faire

Du grand n'importe quoi, c'est ainsi que je qualifierais la soirée d'hier au DNA, et ce au risque de décevoir des personnes que j'apprécie. Ma première remarque, déjà faite hier et répétée ici, c'est qu'il est totalement absurde de faire jouer un groupe comme Velvet Underwear à 21h. Velvet, c'est le genre de concert qui convient à 1h du matin, voire même un peu plus tard, quand tout le monde est bien shooté, heu... dans l’ambiance. En début de soirée, à froid, sans première partie, ce n'est vraiment pas l’idéal et on en a eu la démonstration hier. En premier lieu car, à cette heure-là, le jeudi soir, le DNA n’est pas encore plein à craquer, loin de là. Je ne compte pas le nombre d’habitués que j'ai vu arriver à partir de 22h30, tout étonnés que le concert soit déjà terminé (« Ils commencent quand ? », m’a même demandé un vieux punk zarbi arrivé une heure après la fin du set...). Il y avait certes déjà beaucoup de monde lorsque Yeti Popstar et Lizzie Stardust ont débuté les hostilités, mais on était tout de même loin de l’affluence record de leur gig de janvier 2008 au même endroit, un samedi soir, et avec une première partie cette fois-là. La cause de cet horaire « anti rock'n'roll », c'est, comme je vous l’ai déjà expliqué ici, une décision du bourgmestre PS de Bruxelles-Ville de faire respecter scrupuleusement par le DNA l'interdiction de « tapage » à partir de 22h pétante. Et du coup, on est obligés de voir Velvet dans ces conditions-là : à peine sortis de table (ou du boulot, pour certains), encore totalement sobres ou presque. L’ambiance, hier, était donc plutôt morose. Pour tout dire, lorsque le duo joua Noise reflexion 69 (son tube mondial, dixit Laurence d’Alk-A-Line), nous n’étions que trois ou quatre à danser devant la scène : Miss Elorak, Laurence, une de leurs amies et moi-même. Tous les autres spectateurs étaient statiques, les mains dans les poches. « C’est les seuls déjà sous ecsta » dira de nous une mauvaise langue au fond du bar…
Le set en lui-même fut particulièrement court : dix titres à peine (parce que Yeti avait crashé une de ses machines la veille…), plus deux morceaux rejoués en « rappel » (entre guillemets car le public ne réclamait absolument pas d’encore). Triste. La suite fut encore plus pathétique. Miss Elorak, qui mixait de l’acid-house en after-party, a tout simplement dû jouer avec les lumières allumées. Oui, vous avez bien lu. Pire encore : Greg, le patron, visiblement bien décidé à aller se coucher tôt, a commencé à réinstaller les tables à 22h30 à peine, ce qui rendait toute danse impossible… Et là je pose la question : quel est l’intérêt de convier une deejette renomée comme Elorak si c’est pour lui bousiller son set de la sorte ? Je ne parle même pas du volume, honteusement bas, qui réduisait sa performance à de la « musique d’ambiance ». Si c'est pas malheureux...