Archives pour: Février 2009, 05
Celui qui prend un pied dingue devant le nouveau DVD de Camouflage

J’ai reçu le double DVD Live in Dresden de Camouflage et, croyez-le ou non, c’est du PUR BONHEUR ! Dans une petite salle du fin fond de l’ex-Allemagne de l’Est, devant un public totalement acquis à sa cause, le groupe livre une prestation tout bonnement impeccable. Cela m’amène à déplorer une fois de plus le fait que, à ma connaissance, Camouflage n’a jamais foulé une scène en Belgique. Et ce n’est peut-être pas près d’arriver puisque un promoteur bruxellois m’expliquait récemment que les exigences techniques et financières des trois Allemands sont incompatibles avec leur notoriété toute relative en nos contrées.
Très populaire en Allemagne, où ses disques sont distribués par Universal Music, mais également présent sur le marché américain grâce à Atlantic Records, filiale de la Warner, Camouflage semble avoir définitivement renoncé à conquérir notre pays. Et pourtant, c'est peu dire que l'histoire du groupe est étroitement liée à la Belgique. Deux de leurs albums, Methods of silence (1988) et Bodega Bohemia (1993), ont en effet été enregistrés à Bruxelles, au studio Synsound, et produits par nul autre que Dan Lacksman de Telex. Plusieurs musiciens belges, dont Michel Moers (de Telex également), y ont participé, et une plage instrumentale de Methods of silence fut même intitulée Rue de Moorslede. Michel Moers, encore lui, assura également la réalisation d’un de leurs clips dans notre capitale, en 1995. Pour le reste, il semble que la bande du fringant Marcus Meyne a mis à profit ses longs passages chez nous pour profiter des joies de la nightlife bruxelloise (et pas qu'un peu, à ce qu'on raconte en ville…).
Mais revenons à ce Live in Dresden, luxueux témoignage de ce que vaut Camouflage sur scène aujourd'hui. On peut dire que les Allemands n'ont pas fait les choses à moitié avec cette sortie : un premier DVD comprend l'intégralité du concert de Dresde (vingt-trois titres), le second présente les dix-sept clips réalisés par le groupe, ainsi qu'une série de bonus : des archives télés, des versions unplugged de certains titres et un reportage inédit de plus d'une heure consacré à la tournée Relocated de 2006 en Russie. Enfin, un CD de dix-sept titres extraits du concert accompagne le tout. Et quel concert ! Bombe électro après bombe électro, le groupe déroule une set-list imparable reprenant à la fois ses grands classiques comme The great commandment et Love is a shield (dans des versions plus rock que les originales, de par l'apport d'un guitariste live et d'un vrai batteur), ou encore une très efficace relecture axée clubbing du tube Suspicious love, mais aussi des titres plus récents. Les albums Sensor et Relocated (dont vous pouvez lire des chroniques sur Pop-Rock ici et là) sont particulièrement mis en avant. On ne s'en plaindra pas car il s'agit tout simplement de leurs deux meilleures plaques !