Musique, polémiques, etc.

Archives pour: Février 2009

Celui qui publie une photo de jeudi soir qu'il trouve vraiment pas mal

Permalien 28/02/09 13:33 , Catégories: Décadence en milieu urbain

Crédit photo : Véronique Wauthy

12 commentaires »

Celui qui a des choses à dire sur la soirée de la veille et ne se prive pas de le faire

Permalien 27/02/09 23:03 , Catégories: Décadence en milieu urbain

Du grand n'importe quoi, c'est ainsi que je qualifierais la soirée d'hier au DNA, et ce au risque de décevoir des personnes que j'apprécie. Ma première remarque, déjà faite hier et répétée ici, c'est qu'il est totalement absurde de faire jouer un groupe comme Velvet Underwear à 21h. Velvet, c'est le genre de concert qui convient à 1h du matin, voire même un peu plus tard, quand tout le monde est bien shooté, heu... dans l’ambiance. En début de soirée, à froid, sans première partie, ce n'est vraiment pas l’idéal et on en a eu la démonstration hier. En premier lieu car, à cette heure-là, le jeudi soir, le DNA n’est pas encore plein à craquer, loin de là. Je ne compte pas le nombre d’habitués que j'ai vu arriver à partir de 22h30, tout étonnés que le concert soit déjà terminé (« Ils commencent quand ? », m’a même demandé un vieux punk zarbi arrivé une heure après la fin du set...). Il y avait certes déjà beaucoup de monde lorsque Yeti Popstar et Lizzie Stardust ont débuté les hostilités, mais on était tout de même loin de l’affluence record de leur gig de janvier 2008 au même endroit, un samedi soir, et avec une première partie cette fois-là. La cause de cet horaire « anti rock'n'roll », c'est, comme je vous l’ai déjà expliqué ici, une décision du bourgmestre PS de Bruxelles-Ville de faire respecter scrupuleusement par le DNA l'interdiction de « tapage » à partir de 22h pétante. Et du coup, on est obligés de voir Velvet dans ces conditions-là : à peine sortis de table (ou du boulot, pour certains), encore totalement sobres ou presque. L’ambiance, hier, était donc plutôt morose. Pour tout dire, lorsque le duo joua Noise reflexion 69 (son tube mondial, dixit Laurence d’Alk-A-Line), nous n’étions que trois ou quatre à danser devant la scène : Miss Elorak, Laurence, une de leurs amies et moi-même. Tous les autres spectateurs étaient statiques, les mains dans les poches. « C’est les seuls déjà sous ecsta » dira de nous une mauvaise langue au fond du bar…

Le set en lui-même fut particulièrement court : dix titres à peine (parce que Yeti avait crashé une de ses machines la veille…), plus deux morceaux rejoués en « rappel » (entre guillemets car le public ne réclamait absolument pas d’encore). Triste. La suite fut encore plus pathétique. Miss Elorak, qui mixait de l’acid-house en after-party, a tout simplement dû jouer avec les lumières allumées. Oui, vous avez bien lu. Pire encore : Greg, le patron, visiblement bien décidé à aller se coucher tôt, a commencé à réinstaller les tables à 22h30 à peine, ce qui rendait toute danse impossible… Et là je pose la question : quel est l’intérêt de convier une deejette renomée comme Elorak si c’est pour lui bousiller son set de la sorte ? Je ne parle même pas du volume, honteusement bas, qui réduisait sa performance à de la « musique d’ambiance ». Si c'est pas malheureux...

12 commentaires »

Celui qui présente Ikko et annonce son gig au DNA

Permalien 25/02/09 23:35 , Catégories: L'agenda beuveries

Autant le dire d’entrée de jeu, les habituels râleurs qui taxeront cet article de copinage éhonté ont raison : Ikko, alias Nicolas Ledoux, est un garçon pour qui j’ai beaucoup de sympathie et avec qui il m'arrive de rester des heures au bar à parler de sujets aussi futiles que la musique pop, la religion catholique et les bienfaits du cannabis...

Je vous invite néanmoins à découvrir sans délai sa page MySpace et de vous délecter, comme moi, des charmes de The faint (dont Velvet Underwear a récemment réalisé une reprise), Troubadour, A thousand, etc., soit quelques-unes de ses productions les plus remarquables d'électro minimaliste et sombre. Je vous invite ensuite - surtout - à ne pas manquer son concert au DNA, le véritable QG de la scène underground bruxelloise, ce samedi 28 février, où il se produira dans le cadre de la quatrième édition des déjà cultes soirées Practical program for pre-marital sex. Le groupe garage/punk allemand The Time Bandits assurera la première partie, tandis que les déjantés Stel-R et Yeti Popstar se chargeront de l’after-party.

Et Yeti, justement, on le retrouvera dès demain sur la scène du DNA puisque, pour rappel, c’est-ce jeudi 26 que, son groupe, Velvet Underwear, va foutre une nouvelle fois le boxon rue Plattesteen (remember, ici). On peut dire que c’est un week-end très chaud qui s’annonce…

10 commentaires »

Celui qui effectue une comparaison contextualisée du premier album de deux groupes anglais ayant fait leurs débuts la même année

Permalien 20/02/09 17:14 , Catégories: Le match de la semaine

Vs.

Duran Duran et Depeche Mode sont considérés aujourd’hui, avec The Cure et Simple Minds, comme les groupes les plus emblématiques des années 80, et de la new wave en particulier. Alors que ces deux formations tant décriées ont connu des trajectoires diamétralement opposées, il me plait, pour inaugurer en grandes pompes ma nouvelle rubrique « match de la semaine », d’établir un comparatif entre leurs deux premiers albums, Duran Duran et Speak & Spell, qui, coïncidence, sont tous deux sortis à quelques mois d’intervalle, en 1981, l'année de l'accession de Ronald Reagan à la maison blanche et de François Mitterrand à l'Elysée.

C'est dans la petite ville provinciale de Basildon, dans l'Essex, que Depeche Mode se forme en 1980. De leur propre aveu, c'est une ville morte où il ne se passe jamais rien. On peut parler de réel contraste avec Duran Duran, qui voit le jour à Birmingham, soit la deuxième ville la plus peuplée du Royaume-Uni. Nick Rhodes et John Taylor n'ont que respectivement 16 et 18 ans lorsqu'ils commencent à y répéter avec le chanteur Stephen Duffy, en 1978. Déjà entourés d'une petite cour, ils hantent les bars et les boîtes de nuit de la métropole. Nick Rhodes devient DJ dans un club à la mode, à 17 ans à peine, tandis que le flamboyant John Taylor est chargé de la sélection à l’entrée.

Les Depeche Mode (qui s’appellent encore Composition of Sounds) ne peuvent se targuer de vivre une jeunesse aussi palpitante. En 1980, Vince Clarke, le compositeur principal, a 20 ans et est au chômage. Il vivote et n’a pas vraiment l’occasion de mener la grande vie, loin s’en faut. Martin Gore est employé modèle dans une banque et Andrew Fletcher s’ennuie ferme dans une compagnie d’assurances. Ils sortent peu et sont d'un naturel timide. Tout le contraire de Dave Gahan, un petit voyou de 18 ans qui a pour seule ambition d'un jour pouvoir quitter ce bled moribond et s’installer à Londres. Son passé de délinquant et son côté trendy (pour un provincial) impressionnent Clarke, Gore et Fletcher, mais ce sont surtout son charisme et son succès auprès de la gent féminine qui incitent le trio à le recruter comme chanteur. « Parce qu'on se disait qu'il attirerait peut-être quelques personnes aux concerts », avouera Fletch.

« New sound all around. You can hear it too, getting hot, never stop. » (I sometimes wished I was dead, Depeche Mode)

De leur côté, à Birmingham, les Duran Duran ont remplacé dès 1979 le chanteur des débuts par Simon Le Bon, un poseur de 21 ans, acteur débutant qui a déjà tourné dans quelques spots de pub. Une de ses petites amies, barmaid dans la boîte où Nick Rhodes et John Taylor passent l’essentiel de leur temps, a servi d’intermédiaire à leur rencontre. Roger Taylor, le batteur, et Andy Taylor, le guitariste, ont rejoint le groupe dans la foulée (contrairement à une idée reçue, il n’existe aucun lien de parenté entre les trois Taylor).

Les joyeux drilles ont en commun un goût prononcé pour le glam-rock de David Bowie et Roxy Music, mais également pour le funk, la soul et le disco (et le groupe Chic en particulier). C'est là une autre grande différence avec Depeche Mode, dont les membres, même s'ils adorent tout autant Bowie et Roxy, ce qu’ils démontreront à différents stades de leur carrière, s’intéressent avant tout à la musique électronique. Kraftwerk, en particulier, leur sert de référence au moment de composer leurs premières démos. A l'instar de ce qu’ont fait Fad Gadget et Gary Numan, la démarche de DM est de jouer de l’électro-pop avec une forte personnalité, un leader qui capte les regards à l’avant-plan, et ce en opposition au modèle statique et austère des Allemands.

Duran Duran se positionne davantage comme un groupe de rock post-disco. « Les Sex Pistols qui jouent du Chic », diront-ils parfois, confessant que leur look est au moins aussi important que leurs chansons (à l'instar de Spandau Ballet, la presse les associe d'ailleurs au mouvement néo-romantique émergeant). L'électronique est présente dès leurs premières chansons via le synthétiseur de Nick Rhodes, mais la guitare est toujours bien en avant et c’est de la section rythmique que viendra la signature funky du groupe. A bien des égards, le Duran Duran de 1981 peut être perçu comme une version plus pop et moins intellectuelle de Japan (encore un rejeton de Bowie/Roxy nourri aux musiques noires). Nick Rhodes, le cerveau musical de Duran Duran, n’a d’ailleurs jamais fait mystère de sa fascination pour David Sylvian. Depeche Mode, par contre, avec ses trois synthés et Dave Gahan qui gigote à l'avant, fait du Kraftwerk pop (ou du sous-Kraftwerk, diront les mauvaises langues). Et ce n’est pas qu’un simple raccourci car tout sur Speak & Spell évoque la musique des pionniers de Düsseldorf (et particulièrement leur album The man machine, qui est sans doute le plus accessible de leur discographie), en moins robotique cependant.

De même, on peut souligner le mimétisme entre les titres du LP Duran Duran et ceux d’albums de Japan. Un exemple parle de lui-même, c’est celui du single de 1979 Life in Tokyo, produit par Sylvian avec le pape du disco Giorgio Moroder, et dont la structure a manifestement servi de modèle aux premières ébauches de Nick Rhodes et consorts. Simon Le Bon insuffle toutefois un surplus d’explosivité, d’entrain et de charisme. Ses prestations en tant que frontman, à cette époque, enfoncent indiscutablement celles de Dave Gahan, encore très réservé et presque timoré, sur scène comme dans les clips.

« There's a camera rolling on her back and I sense the rhythms humming in a frenzy, all the way down her spine. » (Girls on film, Duran Duran)

Dans les vidéos diffusées en heavy rotation sur l’unique chaine musicale de l'époque, Le Bon personnifie le winner irrésistible : un jeune esthète qui transpire l'assurance, voire même l'arrogance. L’usage fait par Duran Duran de la vidéo est l'une des clés de sa réussite. Les membres du groupe jouent les gravures de mode dans des clips légers où les filles et le champagne sont omniprésents. Celui de Girls on film, jugé beaucoup trop sexy et provoquant, est censuré par la BBC, ce qui crée un coup de pub plus que bienvenu. DM exploite beaucoup moins bien cet outil avec des vidéos minimalistes tournées à la va-vite. La différence de budget entre les deux formations est une explication partielle : Duran Duran a signé avec la major EMI tandis que Depeche a opté pour le jeune label indépendant Mute Records, aux moyens nettement plus modestes. Cette différence affecte également les plans promos, celui de l’album des play-boys de Birmingham étant autrement plus important et efficace. Au final, les deux albums auront des ventes jugées satisfaisantes même si loin d'être colossales. Duran Duran se fait surtout remarquer grâce au buzz autour de Girls on film, dont le 45 tours termine n° 5 des charts britanniques, tandis que Just can’t get enough (à mon humble avis la pire scie synth-pop de l’histoire) de DM connaît un joli succès dans les clubs et se hisse à la huitième place du top briton.

A Birmingham comme à Basildon, il faudra donc attendre encore un peu avant de voir les espoirs locaux trôner en tête du hit-parade (où l’on retrouve cette année-là, entre autres, des singles de Soft Cell, Human League, mais aussi Roxy Music et Kraftwerk). Les deux albums sont pourtant dotés de plusieurs titres très prometteurs. Chez DM, on épingle surtout Photographic et Tora ! Tora ! Tora !, sombres mais dansants, comme en écho à la cold-wave électronique de John Foxx (Metamatic, 1980). Le reste, en comparaison des chefs-d’œuvre à venir comme Music for the masses et Violator, est faiblard et naïf (et loin d’être aussi novateur qu'on voudra bien essayer de le faire croire, écouter les premiers Orchestral Manœuvres In The Dark, Tubeway Army et Soft Cell suffit pour s'en convaincre). Duran Duran, par contre, signe un très bon disque dès son premier essai. Girls on film, Planet Earth, Careless memories (ma préférée de l’album !), Anyone out there, Night boat, etc., sont toutes devenues des classiques de pop hédoniste : une musique certes légère mais dont l'efficacité diabolique ne pourrait être mise en doute. Quelques titres sont plus faibles mais cela n’empêche pas Duran Duran de proposer, pour ses débuts, une galette bien plus appétissante que ce Speal & Spell d’une naïveté parfois bien embarrassante.

And the winner is : Duran Duran (à prononcer Duwanne Duwanne).

39 commentaires »

Celui qui parle de Pop-Rock, le passé et le présent

Permalien 17/02/09 17:34 , Catégories: Pope rauque

Cela fera bientôt deux mois que j’ai confié la direction de Pop-Rock.com au sieur Coosemans, Serge de son prénom. Cette décision inattendue a été largement commentée un peu partout, sur la toile comme en dehors. Depuis, il ne se passe plus une semaine sans que quelqu'un me demande ce que je pense de la gestion dudit sieur, ou que l'on critique devant moi la nouvelle ligne rédactionnelle mise en place depuis janvier (c’est ici que ceux qui m'ont tenu la grappe avec ça au DNA et au Bota sont censés se sentir visés). Je peux comprendre certaines réactions mais, pour ma part, autant que ce soit dit une fois pour toutes, je n’estime pas être le mieux placé pour dénigrer le travail de mon successeur. Il me semble de toute façon qu'il est prématuré de tirer des conclusions. Serge est en train de mettre une nouvelle équipe en place, je sais d’expérience que c'est une tâche longue et fastidieuse. Entretemps, il propose un contenu varié et parvient à tenir un rythme de publication tout à fait convenable. J’ai en outre déjà vu passer quelques interviews très intéressantes...

Pour le reste, ce qui me surprend vraiment, ce n’est pas la fronde anti-Coosemans d'une poignée de lecteurs déçus (ça, c’était prévu), non, le plus étonnant, c'est qu'à l'exception notable de Vincent Ouslati (ici), tous les rédacteurs de Pop-Rock ère Delvaux ont disparu de la circulation. Tous. A ma connaissance, malgré leurs indéniables talents, aucun ne continue de partager sa passion de la musique au travers de chroniques, d'articles, de notes, de pamphlets ou que sais-je encore, que ce soit sur un autre webzine ou simplement un blog perso. Cela me laisse perplexe.

En cette après-midi pluvieuse, je leur dédicace Runaway train de Soul Asylum, dont le clip avait pour but de contribuer à retrouver des personnes portées disparues…

27 commentaires »

:: Suivante >>

Février 2009
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
 << < Courant> >>
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28  

Ex-rédacteur en chef de Pop-Rock.com, blogueur polémiste à mi-temps, papa-poule, réac sarkozyste et gros beauf supporter de foot le reste du temps, Jérôme Delvaux est décidément un drôle de coco.

Rechercher

powered by b2evolution free blog software

Contact | Blog theme by Asevo | Crédits: blog software | hebergement | adsense