"Hey mad'moizelle, j'peux avoir ton numéro steplait ?"

Petit sondage : A votre avis, si cette bourge uccloise donneuse de leçons de tolérance sortait de son quartier chic pour se rendre seule, en début de soirée, à Ribaucourt, Etangs Noirs ou Cureghem (en jupe et décolleté, comme hier sur le plateau de Controverse), avec son sac Vuitton, combien de temps tiendrait-elle sans se faire importuner, voire traîter de "salope", de "putain" ou encore de "sale Belge" ?
Je parie sur moins de 10 minutes...
Maintenant que sa collègue Catherine Fonck a été victime d'un sac-jacking à Anderlecht (voir la DH du jour), on peut peut-être espérer moins d'angélisme (électoraliste) de la part de cette gauche bruxelloise boboïsante laxiste et irresponsable qui vit toujours le plus loin possible des réalités qu'elle passe son temps à minimiser (Philippe Moureaux, bourgmestre PS de Molenbeek, qui vit dans le quartier le plus riche d'Uccle ; Laurette Onkelinx qui a brigué le maïorat de Schaerbeek alors qu'elle vit dans une villa d'un million d'euros à Lasnes, etc., etc.).
Teasing

Les albums des Talking Heads ne sont pas facilement accessibles pour le tout-venant. L’auditeur lambda qui s’y aventure sur le tard est généralement rebuté par le mélange hétéroclite d’influences et par l'anticonformisme des compositions - c’est particulièrement vrai pour leurs quatre premiers LP, les suivants étant plus consensuels. Ce type de pop "élitiste" recèle, pourtant, bien des trésors pour qui pourra en trouver les clés.
(La suite, bientôt, sur Pop-Rock.com).
Tueries du Brabant : le dossier, le complot, les noms

Je lis Tueries du Brabant : le dossier, le complot, les noms, l’ouvrage que le journaliste flamand Guy Bouten a consacré à l’affaire politico-criminelle belge la plus mystérieuse des années 80. Cette imposante brique de près de 900 pages, parue aux Editions de l’Arbre, n’est pas qu’une compilation des informations, hypothèses et supputations publiées depuis vingt-cinq ans dans la presse, Guy Bouten a repris l’enquête à zéro. Patiemment, pendant cinq longues années, il est retourné voir tous les intervenants de l’affaire : le procureur, le juge, les enquêteurs, les témoins, mais aussi les suspects, et les a soumis à des interrogatoires impromptus (pour éviter d’être éconduit, il débarque chez la plupart des protagonistes à l’improviste, sans avoir fixé de rendez-vous). Et presque trente ans après les premiers faits, certaines langues se délient. Au fil des pages, de nombreuses informations et détails inédits sont révélés : des noms, des bribes de nouvelles infos, parfois en contradiction avec ce qui figure dans le dossier. On commence à y voir un peu plus clair sur ce qui a pu motiver les Tueries, qui a pu faire partie de la bande, mais aussi qui a fait capoter l’enquête et pourquoi.
Au travers de ces entretiens rigoureux, c’est à une plongée passionnante dans le milieu trouble de la Belgique des années 80 que l’auteur nous convie : les groupuscules d’extrême-droite ayant infiltré la gendarmerie, les ballets roses impliquant des personnalités de la magistrature et du sommet de l’Etat ; une vie nocturne interlope bruxelloise où se croisent, sous le regard bienveillant des agents de la Sûreté, des ministres, des juges, des flics ripoux, des truands notoires et même un membre de la famille royale. Sans oublier l'omniprésence de l'ombre de la CIA. Autant de pistes qui ont été, selon Bouten, délibérément négligées à l’époque.
Je vous en livre un petit extrait amusant :
Un grand bonhomme corpulent portant la moustache typique de gendarme, un bandage sale sur la main droite et le poignet gauche, une Marlboro au coin de la bouche m’attend stoïquement. Il boit un café et commence par des anecdotes à propos de ses fameux amis.
Comment il avait couvert Bouhouche lorsque celui-ci avait vidé son Parabellum 9mm chargé de balles à tête creuses sur un Grec qui refusait de s’arrêter pour un contrôle d’identité.
Comment Buslik, à l’aide d’une échelle de corde, installa un micro dans le système de ventilation d’une chambre d’hôtel, pour écouter Marcel Castris, le lieutenant de Farcy, pendant qu’il batifolait avec Dominique Lhoir, la petite amie du commandant François.
« Castris couchait ses 130 kilos sur son corps frêle. On a décidé de faire une perquisition en défonçant la porte. Il était comme enragé et, elle, on aurait dit une furie, t’aurais dû la voir, nue et belle comme tout avec ses cheveux noirs et sa chatte appétissante comme une fraise sur un lit de chantilly. »
Il rit sans relâche. Ce qui me frappe, c’est sa petite bouche et ses oreilles pointues, son gros nez et le crâne chauve. Ses collègues appréciaient sa loyauté et sa fidélité. Un chien qui obéit aux ordres de son maître.(Extrait de l’interview du gendarme Christian Amory, chapitre 44, Un ancien de la brigade Diane).
Misère ordinaire au Pays Noir
Entendu sur Belgacom TV, hier, vers 20h35 :
- Marc Delire : "C’est incroyable… Je me demande ce que ces gens ont dans la tête ?!"
- Philippe Hereng : "Ils n'ont rien dans la tête, Marc, justement."
Les « supporters » du Sporting de Charleroi venaient de copieusement huer une minute de silence supposée rendre hommage aux victimes de la catastrophe de Liège. Quelle honte ! Ce moment de recueillement a été respecté dans tous les autres stades belges, il n’y a que les Carolos qui ont cru bon d’insulter la mémoire de personnes tragiquement décédées. Et qu’on ne vienne pas dire que ce comportement infâme n’est que le fait d’une minorité. Hier, ils étaient des milliers de dégénérés à hurler comme des porcs !
Comme si cela ne suffisait pas, certains de ces imbéciles ont passé le match à essayer de gêner les joueurs du Standard en leur dirigeant des lasers dans les yeux lors des phases arrêtées, à tel point que l’arbitre a dû demander au speaker du stade de faire un appel au micro pour que cela cesse. Mais ce n'est pas tout, les baraquis de Charleroi se sont aussi fait remarquer par des jets de pétards sur leur propre gardien (!), après que l’arbitre eut sifflé un penalty (indiscutable) contre leurs couleurs ; de quoi retarder pendant un long moment le tir du coup de réparation.
Et comme de coutume, on déplora à l'issue du match de nombreuses bagarres à l’extérieur du stade...
Ce public d’assistés est à l’image de son lieu de vie : malsain. Ce n’est pas un hasard si Charleroi est la ville dont tout le monde se moque en Belgique, ces gens sont sinistrés intellectuellement.
Je suis persuadé que le championnat congolais est moins truqué que le belge

Fuck you, Anderlecht ! Quand vous gagnerez un championnat à la régulière on en reparlera, voleurs.
La carte rouge donnée au joueur brugeois Vargas, alors que Bruges menait 1-2, est un véritable scandale ! Comme lors de l'exclusion de Witsel à Sclessin (alors que le marquoir n'indiquait encore que 0-1...), il n'y a même pas faute ! Le parquet l'a d'ailleurs implicitement reconnu en ne donnant aucune suspension au joueur exclu, dans les deux cas.
N'oublions pas non plus le penalty non sifflé en faveur de Gand (à 2-2), et tant d'autres décisions contestables, toujours en faveur des prétentieux de Saint-Guidon.
Le championnat est faussé semaine après semaine, la FIFA devrait l'invalider.
C'est zéro ? Oui et non...

J’étais au concert de Channel Zero à l’AB, vendredi passé. Channel Zero, j’avoue que je ne les connaissais pas très bien… J’étais surtout là par curiosité car, comme tout un chacun, je savais évidemment qu’il s’agit du groupe de metal le plus populaire que la Belgique a jamais compté. Comme meilleure preuve possible de cette popularité, l’annonce de leur reformation a déclenché un engouement tel que les guichets de l’Ancienne Belgique ont littéralement été pris d’assaut. Ce n’est pas qu’une façon de parler : la demande était telle qu’ils n’ont pas rempli la salle un, deux ou trois soirs de suite en un temps record, comme l’ont souvent fait d’autres gloires nationales (au hasard : Front 242, Arno ou Daan), mais carrément six fois. Vous avez bien lu : le retour de Channel Zero à l’AB, ce sont six concerts sold-out !
En première partie, c’est Hunter, un groupe de thrash cliché (les guitares de Metallica avec la voix de Pantera, en gros) aux paroles hyper simples à mémoriser (Fuck you motheeeeeeerr fuckeeeeeerrrrs…) qui avait l’honneur de chauffer la salle. J’ai bien ri. Puis Channel Zero est arrivé, et là, ça a déménagé ferme.
En gros, un concert de ce groupe, ça se passe comme ça : le batteur cogne, les guitares déchirent, le chanteur hurle et le public s’enflamme. Musicalement, ça ressemble beaucoup à du Biohazard, voire parfois à du Anthrax : même violence et absence quasi-totale de finesse. A la six-cordes, c’est Mikey Doling, un ex-Soulfy, qui remplace le gratteux précédent qui souffre malheureusement de surdité (tu m’étonnes !). Et il n’y va pas de main morte, le bougre. Les hits sont martelés et font l’effet d’une secousse sismique. Dans la fosse, ça surchauffe. Sur Black fuel, le public devient dingue.
Moi, je me trimballe là en t-shirt de Front, au milieu des gros métaleux chevelus et tatoués, mais ça ne choque personne puisque Richard 23 a collaboré avec Channel Zero au plus fort de leur succès (sur l’album Unsafe, en 1994). Puis, Front est probablement l’un des seuls groupes de musique électronique que les headbangers sont nombreux à apprécier, ou à tout le moins respecter.
N’empêche, le metal lourdingue, au bout d’un moment, ça saoule… Je suis donc sorti boire un verre avec un influent bookeur de la scène belge. Je me suis souvent disputé avec lui par écrit, mais je le trouve très cool en vrai. La scène s’est poursuivie au DNA, où ne se trouvaient à nouveau aucun des gros durs qui menacent depuis plusieurs mois de me casser la gueule. Dommage, j’étais justement accompagné d’un bon pote, un vrai ket molenbeekois qui a ce qu’il convient d’appeler « l’alcool méchant ».
Après cela, direction le Rock Classic pour un cocktail Pink Floyd suivi d'une engueulade avec le DJ qui, désignant le sweat-shirt à capuche Channel Zero que je venais de m’acheter, me dit qu’on ne passe pas cette « musique de sauvages » au cocktail-bar… Mouarf ! Et moi qui comptais lui demander gentiment de jouer Let it bleed ou Beggars banquet (en entier, comme il se doit).
Au retour, j'ai pris un taxi-chameau, pour reprendre une expression de Yû, dont le chauffeur s’est vanté d’apparaître dans la vidéo controversée de Redouane-la-déglingue (voir le post précédent). Autant dire que rien ne m’aura été épargné !
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